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Accueil · Politique · Partis et chefs politiques · Favoritisme et scandales chez les conservateurs

Favoritisme et scandales chez les conservateurs

Date de diffusion : 12 mai 1986

Il y a à peine quelques mois que les conservateurs ont pris le pouvoir. Et déjà les médias se délectent des frasques de certains ministres, rappelle ce reportage de l'époque.

Robert Coates, John Fraser, André Bissonnette, Sinclair Stevens, Michel Côté, Suzanne Blais-Grenier tombent tour à tour. Au cours des 28 premiers mois du gouvernement conservateur, pas moins de six ministres ont démissionné ou ont été congédiés du cabinet de Brian Mulroney.

Après le thon avarié, il y eut l'affaire Oerlikon Aérospatiale. En 1986, un contrat de deux milliards est accordé par le gouvernement à cette entreprise canado-helvétique. En janvier 1987, le ministre des Transports André Bissonnette est congédié. Il aurait touché un million de dollars dans une affaire de vente de terrain à Oerlikon dans sa circonscription de Saint-Jean.

Bissonnette est acquitté, mais son bras droit Normand Ouellette est condamné, en février 1988, à rembourser un million à Oerlikon et à payer une amende de 100 000 $.

En août 1985, Suzanne Blais-Grenier est rétrogradée de ministre de l'Environnement à secrétaire d'État aux Transports. Non seulement son passage à l'Environnement fut désastreux, mais on l'accuse de s'être payé des vacances en Europe aux frais de l'État. Elle remet sa démission le 31 décembre 1985.

Sinclair Stevens, ministre de l'Expansion industrielle régionale, remet sa démission en 1986 après des allégations de conflit d'intérêts. Une commission d'enquête sur ces allégations, dirigée par le juge W.D. Parker, établit que Stevens avait enfreint 14 fois les directives fédérales régissant les conflits d'intérêts.

Favoritisme et scandales chez les conservateurs

• Le premier à être sous les projecteurs est Robert Coates, ministre de la Défense. En voyage en Allemagne, il passe une soirée dans un bar de danseuses, le Tiffany. Les médias s'emparent de l'affaire et, en février 1985, Coates démissionne (voir le clip Un ministre chez les effeuilleuses).

• Robert Coates poursuit le quotidien The Ottawa Citizen, qui avait affirmé que le geste du ministre pouvait représenter des risques pour la sécurité du pays. Les deux parties règlent l'affaire à l'amiable trois ans plus tard.

• En février 1987, c'est au tour de Roch Lasalle de remettre sa démission à titre de ministre, à la suite d'allégations de trafic d'influence. Il deviendra animateur à la station de radio CKVL, et l'enquête entreprise par la GRC sera suspendue.

• Puis en février 1988, le ministre des Approvisionnements et Services Michel Côté est congédié, accusé d'avoir enfreint les directives régissant les conflits d'intérêts.

• Le premier ministre lui-même devra se battre contre des soupçons de pots-de-vin dans l'affaire Airbus (voir le souvenir Affaire Airbus : Mulroney poursuit Ottawa).

Favoritisme et scandales chez les conservateurs

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 12 mai 1986

Invité(s) : Peter Cohen, Marcel Masse, John Turner

Ressource(s) : Simon Durivage

Durée : 13 min 32 s

Dernière modification :
24 octobre 2005


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