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La mort de l'accord du lac Meech

Date de diffusion : 22 juin 1990

À midi, le 22 juin 1990, l'accord constitutionnel est à la veille de périr. L'animateur Frédéric Nicoloff s'entretient sur la tournure des événements avec des journalistes basés au Manitoba et à Terre-Neuve.

Devant l'arrêt des travaux au Manitoba, le premier ministre de Terre-Neuve, Clyde Wells, décide d'annuler le vote libre prévu à son assemblée législative. L'accord du lac Meech meurt officiellement le 23 juin 1990, trois ans après son approbation par le Québec.

Le 22 juin 1990 à midi et demi, la séance de la législature du Manitoba se termine sans aucun débat sur la question du lac Meech. Le député néo-démocrate autochtone Elijah Harper bloque la poursuite des discussions. Au moment de son abstention au vote, Harper montre à l'assemblée une plume, reflet de son attachement à la tradition amérindienne.

Malgré l'absence de vote sur l'accord au Manitoba, le gouvernement fédéral croit qu'en principe l'assemblée législative de Terre-Neuve peut toujours sauver Meech.

Juste après l'ajournement de la législature du Manitoba, Lowell Murray affirme que le gouvernement fédéral pourrait recourir à la Cour suprême afin de repousser la date limite d'adoption de l'accord du lac Meech. De cette façon, si Terre-Neuve approuvait l'accord, la législature du Manitoba aurait le temps de tenir des audiences sur la question.

À l'assemblée législative de Terre-Neuve, Clyde Wells dénonce cette idée du fédéral avant de refuser la tenue d'un vote libre sur l'accord, ce qui avait été promis par toutes les provinces.

La mort de l'accord du lac Meech

• Le débat sur l'accord Meech débute le 20 juin à la législature de Terre-Neuve. Les premiers ministres David Peterson de l'Ontario, McKenna du Nouveau-Brunswick et Brian Mulroney se rendent alors à St. John's afin de convaincre les députés terre-neuviens du bien-fondé de l'accord.

• Avant que Terre-Neuve mette fin à l'accord, le sénateur Lowell Murray envisage la possibilité de reporter l'échéance au 23 septembre 1990, trois ans après l'approbation par la Saskatchewan.

• Le premier ministre Mulroney s'adresse aux Canadiens le 23 juin 1990 et reconnaît publiquement l'échec de l'accord du lac Meech. Dans son discours, le premier ministre Mulroney ne parle pas des droits des autochtones.

• La Chambre des communes et huit provinces ont souscrit à l'accord du lac Meech à l'intérieur du délai de trois ans.

• Après l'échec de l'accord du lac Meech, le premier ministre Robert Bourassa affirme à l'Assemblée nationale que le gouvernement fédéral sera désormais son seul interlocuteur sur les questions constitutionnelles. Il proclame alors : « Le Québec est aujourd'hui et pour toujours une société distincte. »

• Le chef de l'opposition, Jacques Parizeau, félicite le premier ministre de ses affirmations. Parizeau et Bourassa s'entendent sur la tenue d'états généraux sur l'avenir du Québec.

La mort de l'accord du lac Meech

Média : Radio

Émission : Le Midi-dix

Date de diffusion : 22 juin 1990

Invité(s) : Robert Bourassa

Ressource(s) : Michel Tremblay, Annette Bolduc, Alain Crevier, Frédéric Nicoloff

Durée : 8 min 20 s

Dernière modification :
28 mars 2008


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