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Élu maire au 19e siècle

Date de diffusion : 3 septembre 1998

À partir de 1796, et pendant près de 40 ans, des juges de paix désignés par le gouverneur se chargent d'administrer les villes de Québec et de Montréal. Ils promulguent des lois, gèrent les marchés publics, s'occupent du pavage, de l'éclairage des rues et s'assurent de la présence d'eau dans les réservoirs. Ils veillent aussi au maintien de l'ordre public. À partir de 1832, les conseillers et les maires élus joueront les mêmes rôles.

À l'émission Montréal-Express du 3 septembre 1998, le journaliste Daniel Turcotte décrit avec humour les mandats des premières administrations de Montréal.

Le 8 juin 1845, le gouvernement du Canada-Uni permet la création de 319 municipalités au Bas-Canada, qui s'ajoutent aux deux cités de Québec et Montréal. Dès lors, des citoyens peuvent jouer un rôle dans les affaires municipales en élisant périodiquement des maires et des conseillers.

Mais n'est pas électeur qui veut. En 1845, seuls les sujets britanniques de sexe masculin et âgés de plus de 21 ans ont droit de vote. Ils doivent posséder dans la municipalité un immeuble d'une valeur de plus de 40 shillings ou bien être locataires d'un logement dont la valeur annuelle dépasse 5 livres.

À la fin du 19e siècle, les aspirants candidats à la mairie doivent posséder une propriété foncière d'une valeur de 4 000 $. En 1892, cette condition pour l'accès à la mairie est portée à 10 000 $. L'exigence est toutefois abolie en 1912.

Cette obligation, fortement décriée par les syndicats de l'époque, limite le bassin de candidats potentiels aux seuls fortunés. En effet, au tournant du 20e siècle, une ville comme Montréal ne compte qu'environ 15 % de propriétaires.

Élu maire au 19e siècle

• À l'époque de la Nouvelle-France, les institutions municipales n'existent pas. Les hauts fonctionnaires assument la gestion des affaires locales, refusant ainsi au peuple le droit de s'exprimer. Toute assemblée publique réalisée sans l'accord de l'autorité est passible de sanctions.

• À compter de 1833, les propriétaires des villes de Québec et de Montréal élisent deux conseillers municipaux par quartier. Deux semaines après les élections, les conseillers élus se réunissent et choisissent le maire, qui présidera le conseil municipal.

• Le premier maire de Montréal, Jacques Viger, dirige la ville de 1833 à 1836. Il perd son poste en 1836 alors que le système des juges de paix revient pour une courte période.

• Dans son rapport publié en 1839, lord Durham critique l'inexistence d'institutions municipales au Bas-Canada. Il propose la création de municipalités qu'il considère essentielles pour que le peuple puisse faire l'apprentissage de l'administration publique. Durham souhaite donner aux citoyens des responsabilités accrues dans la gestion des affaires locales et régionales.

• En 1855, l'Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada instaure les bases du système municipal en vigueur aujourd'hui au Québec. À partir de ce moment, les électeurs, et non les conseillers, élisent le maire.

• En 1867, l'Acte de l'Amérique du Nord britannique accorde aux provinces le pouvoir de réglementer les affaires municipales. À partir de ce moment, les municipalités deviennent des « créatures provinciales ».

Élu maire au 19e siècle

Média : Radio

Émission : Montréal-express

Date de diffusion : 3 septembre 1998

Ressource(s) : Frank Desoer, Daniel Turcotte

Durée : 7 min 07 s

Photo : Musée de la civilisation, Fonds d'archives du Séminaire de Québec, Ph1987-1894

Dernière modification :
5 juin 2006


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