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La « loi 101 » vingt ans plus tard

Date de diffusion : 24 mars 1996

En mars 1996, près de 20 ans après l'adoption de la « loi 101 », le Comité interministériel sur la situation de la langue française publie son rapport sur la situation du français au Québec.

Le français langue commune : enjeu de la société québécoise brosse un portrait « plus alarmiste que prévu », comme l'explique la journaliste Ginette Lamarche. À son micro, Guy Bouthillier, du Mouvement Québec français, et Pierre-Étienne Laporte, ex-président du Conseil de la langue française, réagissent aux conclusions du rapport.

Les progrès accomplis depuis 1960 sont incontestables. La majorité des enfants d'immigrants fréquentent désormais l'école française de niveau primaire et secondaire, et le français est manifeste dans toutes les sphères de la société québécoise des années 1990 : dans l'affichage, dans la plupart des commerces, dans les services offerts à la population, au travail, etc.

Pour plusieurs cependant, la vigilance est de mise et la pérennité du français au Québec n'est toujours pas acquise.

Dans un contexte de mondialisation culturelle et économique où l'anglais constitue la principale langue de communication, celle-ci exerce à la fois un attrait et une pression indéniables.

Dans le domaine du travail, l'anglais, ou à tout le moins le bilinguisme, cherche à s'imposer dans certains secteurs tel celui des technologies de l'information. En outre, plusieurs membres des communautés allophones travaillent dans de petites entreprises au sein desquelles le français n'est souvent pas la langue d'usage, particulièrement dans la région de Montréal.

La « loi 101 » vingt ans plus tard

• Dans le but de généraliser l'emploi du français au travail, la « loi 101 » stipule que les entreprises de plus de 50 employés doivent obtenir un certificat de francisation et, si nécessaire, mettre sur pied des programmes de francisation pour y parvenir. Les petites et moyennes entreprises de moins de 50 employés échappent à cette obligation.

• Selon le rapport annuel 2002-2003 de l'Office québécois de la langue française (OQLF), 47 % des travailleurs immigrants du Québec affirment utiliser le plus souvent l'anglais au travail, tandis que 52 % des travailleurs francophones de Montréal utilisent l'anglais au travail, dont 16 % l'utilisent le plus souvent.

• Dès les années 1960, la francisation des termes techniques, largement appelés à croître avec le développement des technologies de l'information, compte au nombre des défis qui se présentent aux tenants de l'usage prioritaire du français au travail. L'Office québécois de la langue française, notamment par le biais de son Grand dictionnaire terminologique (GDT) diffusé dans Internet depuis 2000, travaille en ce sens.

• Les technologies de l'information regroupent les technologies de l'électronique, de l'informatique et des télécommunications.

La « loi 101 » vingt ans plus tard

Média : Radio

Émission : Dimanche magazine

Date de diffusion : 24 mars 1996

Invité(s) : Guy Bouthillier, Pierre-Étienne Laporte

Ressource(s) : Ginette Lamarche

Durée : 10 min 20 s

Dernière modification :
1er juin 2006


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