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Accueil · Politique · Langue et culture · Les Anglo-Québécois, une minorité menacée?

Les Anglo-Québécois, une minorité menacée?

Date de diffusion : 7 octobre 1977

Entre 1969 et 1977, le gouvernement québécois adopte pas moins de trois lois linguistiques, dont la plus récente, la Charte de la langue française, restreint comme jamais les droits de la minorité anglophone. Comment réagit cette dernière?

Trois Anglo-Québécois, Robert Dobie, de la Provincial Association of Catholic Teachers, Bernard Finestone, président de la Chambre de commerce de Montréal, et Eric Waddel, du comité anglophone pour un Québec unifié, acceptent de répondre aux questions de l'animateur Louis Martin, en présence du député péquiste Gérald Godin.

Les anglophones et les immigrants réagissent de trois manières à la législation linguistique québécoise, selon Guy Bouthillier et Jean Meynaud (Le Choc des langues au Québec 1760-1970).

Certains quittent le Québec pour une province de langue anglaise ou retournent dans leur pays. D'autres acceptent la perspective d'un changement et se mettent en position d'y faire face, par exemple en apprenant le français. D'autres encore en appellent à la justice et recourent au chantage, comme dans le cas des sièges sociaux qui menacent de quitter la province.

Les Anglo-Québécois, une minorité menacée?

• Il est difficile d'évaluer combien d'anglophones, d'immigrants et d'entreprises ont quitté le Québec exclusivement en raison de ses politiques linguistiques. Le climat sociopolitique généré par la montée du nationalisme et l'élection d'un parti indépendantiste en 1976 – le Parti québécois – peuvent aussi être mis en cause.

• Selon les différents recensements canadiens, 52 200 anglophones ont quitté le Québec entre 1966 et 1976, contre 106 300 entre 1976 et 1981.

• Du début des années 1970 à 2003, 244 000 anglophones ont quitté le Québec pour s'installer dans d'autres provinces canadiennes (Statistique Canada, 2003). En outre, la population de langue maternelle anglaise est passée de 789 000 en 1971 à 590 000 en 2001.

• En 1982, le Conseil du patronat du Québec estime que 25 % des sièges sociaux établis au Québec ont quitté la province depuis l'adoption de la Charte de la langue française. La compagnie d'assurance Sun Life est de ceux-là. En 1978, elle a déménagé son siège social à Toronto, à grand renfort de protestations contre la politique linguistique québécoise.

Les Anglo-Québécois, une minorité menacée?

Média : Télévision

Émission : Forum

Date de diffusion : 7 octobre 1977

Invité(s) : Robert Dobie, Bernard Finestone, Gérald Godin, Eric Waddell

Ressource(s) : Louis Martin

Durée : 14 min 30 s

Dernière modification :
5 novembre 2004


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