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Accueil · Politique · Langue et culture · L'an 1 de la « loi 101 »

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Camille Laurin créa la loi 101 début 1977. Je ne sais pas s'il savait qu'en 1954, le Département de l'Instruction Publique avait expulsé des centaine d'enfants québécois francophones, des écoles publiques françaises de tout le Québec. Cette injustices, avec le temps, toucha des milliers d'enfants, y comprit, les ethnies venues d'ailleurs. Mes frères et ma soeur fin des années 1960, étaient encore victimes de cette injustice. Parce qu'ils n'étaient pas Catholique, ils devaient aller dans les écoles anglaises, étant expulsé de force, des écoles françaises. Moi et mes frères ainsi que ma soeur et des millier d'autres enfants québécois avont été expulsé des écoles françaises du Québec de 1953 à 1969. En 1977, Laurin nous a obligé à aller dans les écoles françaises. Il a fait le contraire de Paul-Émile Léger. Cependant, personne de ces intellectuels québécois nous ont fait d'excuse pour tout le mal qu'ils nous ont fait.

Soumis par : Jean-Pierre Chabot


J'ai été expulsé des écoles publiques françaises du Québec en 1953. La motivation des dirigeants, Groulx et P-É Léger entre autres, était de contrôler la Nation québécoise en devenir, "sur le plan politique". Moi qui a subit des préjudices incalculables, je peux vous dire que la loi 101 n'a pas donné de droit à des gens comme moi. Cette loi a été créé pour développer encore plus de pouvoir afin decontrôler davantage la population québécoise. Le but de Camille Laurin était le même que Le Département de l'Instruction Publique du Québec contrôler par l'Église de l'époque. Merci J-P Chabot

Soumis par : Jean-Pierre Chabot


L'an 1 de la « loi 101 »

Date de diffusion : 26 août 1977

Le 26 août 1977 est adoptée la Charte de la langue française, communément appelée « loi 101 ». Plus qu'une simple loi, elle apparaît comme un véritable projet de société, un acte d'affirmation linguistique et identitaire sans précédent dans l'histoire du Québec.

Le journaliste Gabi Drouin rappelle les grandes étapes qui ont précédé son adoption depuis la publication, le 1er avril 1977, du livre blanc de Camille Laurin intitulé La politique québécoise de la langue française.

Au lendemain de l'élection du Parti québécois, le 15 novembre 1976, René Lévesque confie à son ministre d'État au développement culturel, Camille Laurin, le mandat de revoir un héritage très controversé du gouvernement Bourassa, la Loi sur la langue officielle.

Après réflexion, Camille Laurin conclut à l'impossibilité de la tâche, car il aurait fallu, selon ses termes, « remettre la loi sur les pieds alors qu'elle marchait sur la tête ». Il s'attelle donc à l'élaboration d'une nouvelle politique linguistique, davantage conforme aux aspirations de la majorité francophone.

Fervent nationaliste, ardent défenseur de la langue française, fin observateur de la société québécoise, Camille Laurin accorde une grande importance à l'œuvre qu'il se prépare à accomplir. Il veut redonner la fierté d'une langue commune à tous les Québécois, prédominante dans toutes les sphères de la société, outil qui mènera vers l'acte ultime, l'indépendance du Québec.

En février 1977, il soumet une première version de son livre blanc au cabinet des ministres. Le texte rallie la majorité d'entre eux, mais en inquiète d'autres, dont René Lévesque.

René Lévesque ne réclamait que des modifications à la Loi sur la langue officielle. Le voilà devant une politique linguistique plus coercitive et radicale que jamais.

Il retarde la publication du livre blanc, craignant que certaines dispositions, notamment sur le plan des droits des minorités, n'entraînent une fracture irréparable au sein de la société québécoise. Quelques amendements sont apportés, mais sur le fond, Camille Laurin reste imperturbable. À la fin de mars 1977, René Lévesque autorise finalement la publication du livre blanc.

L'an 1 de la « loi 101 »

• L'auteur Michel Plourde (La Politique linguistique du Québec 1977-1987) rappelle que pour René Lévesque « la législation linguistique est une “prothèse” et un “instrument dont seule une société coloniale peut avoir à se doter” ». Il ajoute que Lévesque « aspire à un “pays normal”, débarrassé de “ces béquilles législatives foncièrement humiliantes” ».

• La Charte de la langue française fait du français la langue de l'enseignement primaire et secondaire. Cependant, l'article 73 autorise l'accès à l'école anglaise aux enfants dont l'un des parents a reçu l'enseignement primaire en anglais au Québec, ou au Canada si ledit parent résidait au Québec au moment de l'entrée en vigueur de la loi. Il s'agit de la clause Québec.

• René Lévesque juge la clause Québec trop restrictive, mais s'y rallie, non sans avoir mis en réserve l'accord de réciprocité dont parle le journaliste Gabi Drouin. Soumis aux provinces après l'adoption de la charte, l'accord est cependant rejeté par l'ensemble d'entre elles.

• La charte impose aux entreprises de 50 employés et plus l'obligation de suivre un programme en vue d'obtenir un certificat de francisation.

• En matière de langue d'affichage, la charte impose l'affichage unilingue français.

• Elle déclare le français langue officielle de l'Assemblée nationale et de la justice.

• Outre l'Office de la langue française qu'elle restaure, la charte crée trois organismes : la Commission de surveillance de la langue française, le Conseil de la langue française et la Commission de toponymie.

L'an 1 de la « loi 101 »

Média : Télévision

Émission : La Loi 101

Date de diffusion : 26 août 1977

Invité(s) : Pierre Desmarais II, Camille Laurin, René Lévesque, Pierre Elliott Trudeau

Ressource(s) : Gabi Drouin

Durée : 6 min 42 s

Dernière modification :
27 février 2008


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