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Mon nom est J-P Chabot. Je n'ai pas pu aller à l'école française au Québec dans les années 50 et 60. J'ai été expulsé des écoles françaises. Si vous savez pourquoi les autorités québécoises ont agit ainsi, svp dites le moi.

Soumis par : J-P Chabot


J'ai été expulsé des écoles françaises du Québec à deux reprises. La première fois, déc. 1953 à sept. 1957. Après avoir gagné le procès Chabot, j'ai été réintégré. Expulsé à nouveau en sept. 1960. Pourtant je suis québécois francophone de souche. Il y a eu des milliers d'enfants comme moi au Québec. Les Québécois ont été xénophobes en ce temps là. Si tu n'étais pas Blanc, Francophone et Catholique, tu perdait tes droits de citoyens.

Soumis par : Jean-Pierre Chabot


Crise à Saint-Léonard

Date de diffusion : 17 septembre 1968

À la rentrée scolaire de 1968, des élèves occupent l'école Aimé-Renaud à Saint-Léonard, sur l'île de Montréal. Ils réagissent ainsi à la proposition de la commission scolaire de transformer la seule école secondaire du quartier en école secondaire anglophone. Mais l'événement, très médiatisé, n'est en fait qu'une nouvelle étape dans le conflit qui oppose les francophones aux anglophones et allophones de Saint-Léonard.

En septembre 1968, le journaliste Claude Jean Devirieux fait le point sur l'évolution de la crise et les enjeux qu'elle soulève.

Le 27 juin 1968, à Saint-Léonard, la commission scolaire adopte une résolution imposant l'école française aux nouveaux élèves de l'élémentaire pour la rentrée. La décision vise en fait l'abolition des classes élémentaires bilingues créées en 1963 pour accueillir les nouveaux immigrants. L'anglais étant au Québec la langue de la réussite sociale, la majorité des immigrants poursuivaient ensuite leurs études secondaires dans cette langue.

La décision des commissaires en juin 1968 fait prendre une telle ampleur au conflit qu'elle oblige bientôt le gouvernement à légiférer.

La crise de Saint-Léonard porte à l'avant-scène une question à la fois cruciale et délicate pour l'avenir d'un Québec français : l'intégration des immigrants. Elle force un constat accablant : pourtant langue de la majorité, le français n'a pas la force sociale, ni politique et économique, de séduire les nouveaux arrivants.

De plus, le conflit oppose les droits collectifs d'une majorité aux droits individuels d'une minorité, deux réalités qu'aucune des lois linguistiques à venir ne parviendra à concilier tout à fait.

Crise à Saint-Léonard

• Saint-Léonard, situé dans le nord-est de Montréal, est fondé en 1886. Jusque dans les années 1950, la petite municipalité ne regroupe que quelques centaines d'habitants, pour la plupart canadiens-français, qui vivent de l'agriculture. La vague d'immigration italienne que connaît le Québec dans les années 1950 et l'entrée en service du boulevard Métropolitain en 1960 contribuent à l'essor de Saint-Léonard.

• Le Mouvement pour l'intégration scolaire (MIS) est fondé en pleine crise de Saint-Léonard, le 1er avril 1968. Il vise à promouvoir l'intégration des immigrants au réseau scolaire francophone en rendant obligatoires les classes unilingues françaises. Il est aussi l'artisan de l'opération « McGill français », lancée au printemps 1969.

• De leur côté, les italophones fondent la Saint Léonard English Catholic Association of Parents. Ils réclament le libre choix de la langue d'enseignement.

• Traditionnellement, au Québec, l'appartenance religieuse détermine la langue d'enseignement. Les immigrants venus s'établir dans la province fréquentent soit l'école catholique francophone, soit l'école protestante anglophone. À compter des années 1930, un troisième réseau, catholique anglophone celui-là, commence à attirer la clientèle immigrante.

Crise à Saint-Léonard

Média : Télévision

Émission : Caméra 68

Date de diffusion : 17 septembre 1968

Invité(s) : Marcel Pepin

Ressource(s) : Claude-Jean Devirieux

Durée : 12 min 40 s

Dernière modification :
5 novembre 2004


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