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Être « Canadian » à Saint-Boniface
Date de diffusion : 10 mai 1966
En 1966, alors que la commission sur le bilinguisme et le biculturalisme bat son plein, James Bamber et le réalisateur Gérard Chapdeleine préparent un reportage sur le fait français au Manitoba. Bamber interviewe des gens au nom français, Georges Lafrance, Georges Provost, Léon Beaubien, Don Asselin, pour Le Sel de la semaine.James Bamber a à cœur la cause du français en milieu minoritaire au Canada, rappelle sa biographe Lise Tremblay. Partout où il va au Canada, il réussit à trouver des interlocuteurs francophones. Dans les provinces anglophones, il ouvre l'annuaire téléphonique pour trouver des francophones et les appelle candidement. Le fait français hors Québec est souvent abordé dans ses reportages.
James Bamber, note sa biographe, n'était ni indépendantiste ni fédéraliste : « Il croyait tout simplement en l'être humain dans toute sa dimension et à son droit de déterminer sa propre croyance. »
Son regard sur la question de l'indépendance du Québec a sans doute été influencé par ses dix années passées à Vancouver, où il est rédacteur en chef de la salle de rédaction. Il passe ensuite cinq ans sur la colline du Parlement à Ottawa, lui qui n'aimait pas particulièrement la politique, avant de choisir un poste à Halifax, d'où il couvre les quatre provinces de l'Atlantique.
Être « Canadian » à Saint-Boniface
• Depuis son enfance dans Charlevoix, au bord du fleuve, Bamber aime la mer. Lorsqu'il est en poste à Vancouver, il achète un bateau, L'Andante. Il n'hésite pas à emmener ses collègues faire des parties de pêche.• Pendant qu'il est en poste à Vancouver, il rencontre sa deuxième épouse, Jacqueline Reimer, réalisatrice d'émissions musicales pour CBC. Ils se marient le 6 mars 1973.
• Son bateau le suivra jusqu'à Bayside, le petit village près de Halifax où il passe les dernières années de sa vie. Le couple Bamber achète une maison face à la mer. Et c'est face à elle que le journaliste vit ses derniers jours.
• Toute sa vie, le journaliste garde un profond attachement pour le lieu qui l'a vu grandir, raconte sa biographe. Il revient souvent dans Charlevoix, y faire des reportages et voir sa famille.
• En 1969, James Bamber est nommé correspondant à Vancouver. Il produit plusieurs reportages régionaux.
• En novembre 1976, Radio-Canada inaugure une station francophone à Vancouver, CBUFT. Bamber y supervise la salle de rédaction, formant de jeunes journalistes comme Catherine Bergman.
• En 1978, Radio-Canada le rappelle dans l'Est. James Bamber se retrouve pendant deux ans correspondant parlementaire à Québec. Puis, en 1980, il est muté à Ottawa.
Être « Canadian » à Saint-Boniface
Média : Télévision
Émission : Le Sel de la semaine
Date de diffusion : 10 mai 1966
Invité(s) : Don Asselin, Léon Beaubien, Benoît Guillot, Georges Lafrance, Georges Provost
Ressource(s) : James Bamber
Durée : 17 min 01 s
Dernière modification :
11 mars 2008
Télévision
23 min 07 s
7 mars 1967
Le journaliste Fernand Seguin discute pendant près d’une demi-heure avec Jack Kerouac, père de la « beat generation ».









Être « Canadian » à Saint-Boniface.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 11 mars 2008.
[Page consultée le 13 février 2012.]