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Les francophones de Rivière-la-Paix

Date de diffusion : 20 décembre 1987

Au début des années 1950, des familles du Lac-Saint-Jean sont « montées voir » la région de Rivière-la-Paix, dans le nord de l'Alberta. Frappés par la richesse des terres, la plupart s'installent alors dans ce coin de pays, fondent la paroisse de Saint-Isidore et deviennent des cultivateurs parmi les plus prospères de la province. En 1987, l'équipe de la Semaine verte a rencontré plusieurs de ces agriculteurs de Rivière-la-Paix qui estiment avoir mieux réussi en Alberta que dans leur Québec natal.

Les agriculteurs de Rivière-la-Paix cultivent la terre au-delà du 55e parallèle, dans un territoire qui se trouve à la même latitude que le sud de la baie d'Hudson. Située à 500 kilomètres au nord d'Edmonton, Rivière-la-Paix est toutefois baignée par un micro-climat qui permet la culture des céréales, la production laitière et l'apiculture. En été, la région bénéficie en effet de vingt heures d'ensoleillement par jour. De plus, la terre argileuse est extrêmement riche. Elle exige un labourage en profondeur pour traverser l'épaisse couche de glaise que les cultivateurs de Rivière-la-Paix nomment le gumbo.

La colonisation du nord de l'Alberta commence au début du 20e siècle, sous l'impulsion des oblats de Marie Immaculée. Entre 1912 et 1920, des familles recrutées au Québec et en Nouvelle-Angleterre s'installent dans la région. Ces pionniers cherchent à établir leurs enfants sur des terres, puisque dans les vieilles régions du Québec, les terres sont saturées. Ils sont encouragés par le clergé qui vise à diriger cette émigration des francophones vers le Canada plutôt que vers les États-Unis.

La vague d'immigration qui s'amorce à la fin des années 1870 et se poursuit jusqu'à la Première Guerre mondiale entraîne une nouvelle répartition ethnique et linguistique dans l'Ouest canadien. Les Anglais veulent faire des Prairies une terre britannique, parcelle de l'Empire.

En 1892, les Territoires du Nord-Ouest, qui comprennent les futures provinces de la Saskatchewan et de l'Alberta, adoptent deux lois qui font de l'anglais la seule langue officielle des Territoires et la principale langue d'enseignement. Ces lois modifient la place du français pour les décennies à venir. Pour les francophones de l'Ouest, l'heure de la survivance a sonné.

Les francophones de Rivière-la-Paix

• En 1808, Marie-Anne Gaboury, épouse de Jean-Baptiste Lagimodière, un des guides de confiance de la Compagnie de la baie d'Hudson, accompagne son mari jusqu'à Fort Edmonton, en Alberta. Elle est alors la première femme de souche européenne à s'établir dans l'Ouest canadien. Originaire de Maskinongé au Québec, Marie-Anne Gaboury fut la grand-mère de Louis Riel, le célèbre chef métis.

• En 1988, la 91e Rue à Edmonton prend le nom de rue Marie-Anne-Gaboury en l'honneur de cette pionnière. Depuis 1990 se dresse également, au cœur de la cité francophone de la ville, le centre culturel Marie-Anne-Gaboury qui rassemble sous son toit une dizaine d'associations francophones.

• La ville de Fahler, nommée en l'honneur de l'agent recruteur, le père oblat Constant Fahler, revendique le titre de capitale canadienne du miel. La rotation des récoltes de trèfle, de canola et de luzerne permet la production record de 100 kilogrammes par ruche. Des apiculteurs comme Gérard Paradis exportent leur récolte à travers le monde.

• La région rurale du nord-ouest de l'Alberta, qui comprend la ville de Fahler, les villages de Donnelly et de Girouxville ainsi que le district municipal de Smoky River, est le seul endroit de la province où les francophones, au nombre de 2805 en 1991, sont majoritaires.

Les francophones de Rivière-la-Paix

Média : Télévision

Émission : La Semaine verte

Date de diffusion : 20 décembre 1987

Invité(s) : Thérèse Beaudoin, Jean Bergeron, Laval Bergeron, Daniel Berry, Antoine Bouchard, Denis Cloutier, Marcel Cloutier, Jules Fortin, Philippe Lavoie, Gérard Paradis, René Roy

Ressource(s) : Jacques Bertrand

Durée : 21 min 15 s

Dernière modification :
27 septembre 2005


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