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CBC Digital Archives

Accueil · Politique · International · Le Canada et l'apartheid : ni noir, ni blanc

Période : 1961 - 1993

Le Canada et l'apartheid : ni noir, ni blanc

De 1948 à 1991, l'Afrique du Sud est régie par des politiques racistes et ségrégationnistes. Expulsé du Commonwealth en 1961, puis mis au ban des Nations unies et soumis aux sanctions de nombreux pays, le gouvernement de Pretoria fait figure de paria. Alors que le gouvernement canadien prend le rôle de leader dans la lutte diplomatique contre l'apartheid, les entreprises canadiennes continuent allègrement de faire affaire en Afrique du Sud.

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Apartheid : l'hypocrisie canadienne

Date de diffusion : 26 janvier 1989

En janvier 1989, une étude met en doute le rôle de défenseur de la justice que se donne le gouvernement canadien. Comme l'explique la journaliste Catherine Bergman, malgré les sanctions économiques, le commerce entre l'Afrique du Sud et le Canada se porte bien.

En fait, les importations canadiennes d'Afrique du Sud ont augmenté de 68 % de 1987 à 1988, selon les chiffres de Statistique Canada. Ce sont des importations de 149 millions de dollars canadiens qui se sont déversées au pays en 1988, contre 98,4 millions en 1987.

La publication des chiffres de Statistique Canada fait grand bruit dans la presse de l'époque et le gouvernement canadien ne tarde pas à réagir. Le ministre Joe Clark menace d'imposer des sanctions aux entreprises qui continuent de faire affaire avec l'État sud-africain.

Parmi les entreprises délinquantes, on compte le Canadien Pacifique et Fednav, qui louent des navires à des entreprises de charbon d'Afrique du Sud, Québec Fer et Titane, Varity (anciennement Massey-Ferguson) et le Groupe Unican.

Et au nombre des produits importés au Canada, on note des métaux rares tels le ferrochrome, le platine et le manganèse. Mais ce qui frappe surtout les esprits est l'importation de pommes Granny Smith.

Des entreprises canadiennes sont également accusées – par le ministre des Affaires étrangères du Zimbabwe – de poursuivre la vente d'armes et de matériel militaire à l'Afrique du Sud, en passant par d'autres pays.

Apartheid : l'hypocrisie canadienne

• En réponse aux chiffres de Statistique Canada et aux accusations du ministre zimbabwéen, le Canada – qui préside alors le comité anti-apartheid du Commonwealth – s'engage, lors d'une rencontre du comité ministériel du Commonwealth sur l'Afrique australe, à resserrer l'application de ses restrictions envers le gouvernement de Pretoria.

• Alors que le gouvernement canadien avait appelé en 1986 à la suspension volontaire de toute promotion touristique vers l'Afrique du Sud, l'entreprise de crédit VISA lance, au début de l'année 1989, un concours dont les prix comprennent un voyage, tous frais payés, en Afrique du Sud sur les ailes de British Airways. Six institutions bancaires participent à cette campagne de promotion, dont la Banque Royale, la Toronto-Dominion et les Caisses populaires Desjardins.

• La population canadienne n'appuie pas entièrement les sanctions imposées à l'Afrique du Sud, selon un sondage publié en mars 1989. Près de la moitié (47 %) des répondants qui étaient au courant de la politique raciale sud-africaine estiment que le Canada devrait maintenir des relations diplomatiques avec le gouvernement de Pretoria.

Apartheid : l'hypocrisie canadienne

Média : Télévision

Émission : Téléjournal

Date de diffusion : 26 janvier 1989

Invité(s) : Joe Clark, Marc Perron, Youssef Salloje, Waldemer Zastrau

Ressource(s) : Catherine Bergman, Bernard Derome

Durée : 1 min 57 s

Dernière modification :
20 mai 2003


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