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Les camps de réfugiés en Thaïlande

Date de diffusion : 19 juin 1979

Seule la frontière sud-ouest du Cambodge bénéficie d'un accès direct à la mer. C'est donc à pied que fuient la majorité des Cambodgiens. Les camps, situés de part et d'autre de la frontière thaïlandaise, sont placés, selon le cas, sous l'autorité des résistants khmers rouges et khmers sereika (libres), de l'armée thaïlandaise ou du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR). Bien qu'un certain nombre de réfugiés aient réussi à fuir le pays sous Pol Pot, il faut attendre l'invasion vietnamienne de janvier 1979 avant que l'exode ne s'intensifie.

Janvier 1979. Voulant préserver ses relations avec le Vietnam et le Cambodge, Bangkok dit refuser les réfugiés, considérés désormais comme immigrants illégaux, mais les laisse passer la frontière. Le HCR ne s'occupant pas d'eux, ils restent à la charge du pays. En juin, 40 000 réfugiés sont refoulés et la frontière fermée. Cette décision, que dénonce le Dr Roy, soulève l'indignation internationale. La Thaïlande conclut alors une entente inusitée. Placés dans des camps sous l'autorité de l'armée, les réfugiés sont pris en charge par le HCR. L'armée peut alors gérer à son avantage l'aide internationale, les réfugiés ne représentent plus une charge économique, et l'administration locale, corrompue, peut les exploiter à son gré (Pottier, 1982).

Depuis l'affaire du Hai Hong, le Canada a prévu d'accueillir 8000 réfugiés en 1979. Mais en juin, la situation en Asie du Sud-Est atteint un point critique. Dans la foulée de la Thaïlande, la Malaisie provoque l'opinion internationale en déclarant qu'elle recevra à coup de fusil tout Vietnamien qui cherchera désormais à débarquer sur ses côtes.

Lorsque le Dr Roy dénonce sur les ondes de Radio-Canada l'inertie internationale et la trop maigre participation du Canada dans le processus d'accueil des réfugiés, le gouvernement est sur le point d'annoncer son intention d'accepter 50 000 réfugiés avant la fin de 1980.

Les camps de réfugiés en Thaïlande

• Avant de trouver asile en Thaïlande, les Laotiens doivent obligatoirement traverser le fleuve Mékong, soit en canot, en payant chèrement leur place à un passeur, soit à la nage. Pour affronter la traversée d'une durée de trois à quatre heures, certains parents endorment leurs enfants avec des sédatifs, les enroulent dans des serviettes et les posent sur des nattes de bambou qu'ils poussent à la nage.

• Selon Statistique Canada, 4785 Cambodgiens et 9881 Laotiens ont trouvé refuge au pays en 1979 et 1980.

• Le Docteur Marcel Charles Roy est l'un des membres fondateurs de l'Aide médicale internationale à l'enfance (AMIE). Cet organisme à but non lucratif fondé à La Pocatière en 1969 œuvre pour le mieux-être des enfants défavorisés à travers le monde. Au plus fort de la crise des réfugiés de l'Asie du Sud-Est, l'AMIE a favorisé l'intégration de centaines d'enfants non accompagnés au sein de familles d'accueil québécoises. Le docteur Roy est mort en 1999.

Les camps de réfugiés en Thaïlande

Média : Radio

Émission : La Vie quotidienne

Date de diffusion : 19 juin 1979

Invité(s) : Marcel Roy

Ressource(s) : Lizette Gervais

Durée : 9 min 31 s

Dernière modification :
6 juin 2006


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