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Période : 1971 - 2003

Aux urnes, Terre-Neuviens!

Fidélité, tel est le terme qui décrit le mieux le vote des Terre-Neuviens aux élections provinciales depuis 1949. Et pour cause : jusqu'en 1989, Terre-Neuve et le Labrador ne sont dirigés que par trois premiers ministres. En janvier 1972, l'ère du libéral Joseph Smallwood prend fin. Si les 18 années suivantes appartiennent aux conservateurs Frank Moores et Brian Peckford, la décennie 1990 sera l'affaire des libéraux Clyde Wells et Brian Tobin.

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La fin d'une époque, celle de Joey Smallwood

Date de diffusion : 8 juillet 1971

Il a été le dernier père de la Confédération. Joseph Smallwood, celui qui s'est battu bec et ongles pour que Terre-Neuve se joigne au Canada, domine la scène politique de la province pendant 22 ans. De 1949 à 1971, le coloré politicien remporte chacune des six élections par une majorité écrasante.

Mais la mauvaise gestion des affaires publiques, les accusations de corruption et le style dépassé de Smallwood le rendent de plus en plus contesté. L'annonce de la tenue d'élections à l'automne 1971 n'augure rien de bon pour lui, explique le journaliste Gil Courtemanche.

Le 28 octobre 1971, les Terre-Neuviens sont appelés à voter dans ce qui s'avère l'élection la plus serrée de l'histoire de la province. Pour la première fois un gouvernement conservateur est élu, de justesse par contre. Les conservateurs remportent 21 sièges contre 20 pour les libéraux et un pour le Nouveau Parti du Labrador.

Mais les élections tournent au vinaigre. Les résultats du vote sont tellement serrés qu'un second dépouillement doit avoir lieu dans sept circonscriptions. Dans St. Barbe South, 105 bulletins de vote ont été accidentellement brûlés. Le vote est déclaré nul.

Les conservateurs perdent une circonscription et se retrouvent à égalité avec les libéraux. Le député du Nouveau Parti du Labrador, Tom Burgess, avait promis de supporter les conservateurs, ce qui leur aurait donné la majorité en chambre. Mais Smallwood refuse de légitimer un gouvernement nommé dans ces conditions.

Smallwood peut bien contester le nombre de circonscriptions mais pas le vote populaire, qui est en faveur des conservateurs. La démission d'un député libéral quelques semaines plus tard donnera l'occasion au lieutenant-gouverneur de dissoudre l'assemblée et de décréter de nouvelles élections pour le 24 mars 1972, que les conservateurs gagneront facilement.

Le début de la fin pour Smallwood commence en fait au congrès du Parti libéral de 1969. Après avoir annoncé son départ, il surprend tout le monde et décide tout de même de briguer la présidence du parti. Il remporte de justesse cette investiture qui s'annonçait comme le premier obstacle visant à le destituer, au profit du candidat rebelle, John Crosbie. Devant la pression des membres de son parti et de l'électorat, Smallwood choisit de se retirer le 18 janvier 1972, trois mois après l'imbroglio des élections de 1971.

La fin d'une époque, celle de Joey Smallwood

• Joseph Smallwood aime le pouvoir et a de la difficulté à s'en défaire. Après avoir annoncé de nouveau sa retraite de la vie politique en janvier 1972, il effectue un autre retour. Il tente d'abord de reprendre le contrôle du Parti libéral en octobre 1974, mais en vain. Smallwood forme alors le Parti libéral réformiste, qui remporte quatre sièges aux élections de 1975. Il rejoint les rangs du Parti libéral en 1977 mais démissionne pour une dernière fois, en juin de la même année.

• Avant 1959, il n'y avait pas de véritable jeu des partis. Il y avait ceux qui étaient en faveur de Smallwood et ceux qui étaient contre. La politique tournait autour de ce personnage autocratique et charismatique, qui dirigeait sa province un peu comme Maurice Duplessis l'a fait au Québec. Ce n'est qu'à partir de ce moment que de nouveaux partis ont exprimé leur voix. Ainsi, des formations comme le Nouveau Parti du Labrador, le Parti libéral réformateur et le NPD voient le jour.

La fin d'une époque, celle de Joey Smallwood

Média : Radio

Émission : Présent édition nationale

Date de diffusion : 8 juillet 1971

Ressource(s) : Gil Courtemanche, Gilles Proulx

Durée : 4 min 34 s

Dernière modification :
16 mai 2008


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