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Période : 1949 - 2006

Élections fédérales : d'une campagne à l'autre

À chaque campagne électorale canadienne, les chefs de partis mènent une bataille sans merci pour prendre le pouvoir. Par leurs nombreuses promesses et leurs discours, ils tentent de charmer les citoyens. De Louis Saint-Laurent à Paul Martin, de chaudes luttes, d'amères défaites et de grandes victoires ont marqué les élections fédérales.

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2004 : Paul Martin garde son calme

Date de diffusion : 14 juin 2004

Le 14 juin 2004, les chefs des principaux partis du Canada s'affrontent lors d'un débat télévisé en français. Au Téléjournal de 22 heures, le journaliste Daniel Lessard résume les échanges entre les politiciens. Même si les chefs tirent à boulets rouges sur Paul Martin, ce dernier réussit à garder son calme.

Le lendemain, le libéral Paul Martin, le conservateur Stephen Harper, le bloquiste Gilles Duceppe et le néo-démocrate Jack Layton s'opposent à nouveau, mais en anglais, dans un débat encore plus virulent.

Au cours de la campagne, les conservateurs et les libéraux sont au coude à coude dans les sondages. Chaque camp rivalise d'adresse afin de trouver le point faible de l'adversaire.

Les libéraux réussissent cependant à ralentir la progression des conservateurs en Ontario, là où va se jouer le scrutin. Ils critiquent les éléments les plus radicaux du programme de Stephen Harper. Une majorité d'Ontariens refusent de choisir un gouvernement pro-intervention militaire, qui remet en question le droit à l'avortement et qui s'oppose au mariage entre personnes de même sexe.

Deux semaines après le débat, le 28 juin, les Canadiens se rendent aux urnes. Ils élisent un gouvernement libéral minoritaire, avec 135 sièges. Les conservateurs font élire 99 députés, surtout dans l'ouest du pays, et le Bloc québécois remporte 54 sièges. Quant au NPD, il obtient 19 sièges.

Le parti de Paul Martin forme un gouvernement minoritaire, le premier des 25 dernières années et le neuvième de l'histoire politique du Canada. Les députés de l'opposition pourront plus facilement bloquer les projets de loi du gouvernement libéral.

2004 : Paul Martin garde son calme

• Entre 1993 et 2002, Paul Martin occupe le poste de ministre des Finances. Le 12 décembre 2003, en prenant la tête de son parti, il devient premier ministre du Canada.

• Durant la campagne électorale, le scandale des commandites nuit au Parti libéral. Quelques mois plus tôt, un rapport de la vérificatrice générale dénonçait le détournement de dizaines de millions de dollars au profit d'agences de publicité québécoises. Mis sur pied en 1997 par le gouvernement de Jean Chrétien, ce programme devait accroître la visibilité du Canada au Québec.

• Le 28 juin 2004, le Parti libéral remporte près de 36,7 % des suffrages, contre 29,6 % pour les conservateurs. Le NPD gagne 15,7 % des voix et le Bloc québécois 12,4 %. Aidé par le scandale des commandites, le Bloc obtient près de la moitié des suffrages exprimés au Québec.

• Si les députés conservateurs dominent dans l'Ouest, ils ne réussissent pas à s'imposer en Ontario. Le Parti libéral recueille aussi la majorité des sièges dans les provinces de l'Atlantique.

• Le Parti vert est une des surprises des élections. Ce parti écologiste obtient le meilleur résultat de son histoire avec 4 % des voix.

• Plusieurs analystes ont dénoncé le manque de profondeur des débats au cours de la campagne électorale. Les candidats ont exclu de leurs discours des sujets importants comme l'emploi, l'environnement, les relations du Canada avec les États-Unis, le rôle du pays sur le plan international, la situation des autochtones et la question constitutionnelle.

2004 : Paul Martin garde son calme

Média : Télévision

Émission : Le Téléjournal/Le Point

Date de diffusion : 14 juin 2004

Invité(s) : Gilles Duceppe, Stephen Harper, Jack Layton, Paul Martin

Ressource(s) : Bernard Derome, Daniel Lessard

Durée : 4 min 36 s

Crédits : Consortium des médias

Dernière modification :
14 novembre 2008


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