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Accueil · Politique · Élections · 1984 : appui québécois au parti de Mulroney

1984 : appui québécois au parti de Mulroney

Date de diffusion : 2 septembre 1984

Avec un chef québécois et une orientation moins interventionniste que celle des libéraux, les conservateurs réussissent à gagner le vote de Québécois de toutes tendances au scrutin du 4 septembre 1984. Le Parti progressiste-conservateur dirigé par Brian Mulroney remporte alors les élections avec 211 sièges et 50 % des voix.

Deux jours avant le scrutin, l'animatrice Marie-Hélène Poirier s'entretient avec le politologue Édouard Cloutier de l'appui important des Québécois aux progressistes-conservateurs.

Les résultats des élections de 1984 contrastent avec ceux des cent années précédentes. Le Parti libéral, dirigé par John Turner, perd l'appui historique que lui accordait l'est du pays.

En plus de regrouper les nationalistes québécois et le Parti progressiste-conservateur de Brian Mulroney, une alliance fondée sur des enjeux économiques et constitutionnels réunit les fédéralistes désenchantés. Un électorat aux visions opposées fait donc élire les progressistes-conservateurs au risque d'amener un gouvernement incohérent.

Alors que le pays est en proie à la récession, l'électorat a besoin de changement. Les investissements dans les entreprises et les coupes dans la fonction publique promis par Brian Mulroney séduisent la population canadienne.

Au Québec, les libéraux perdent la moitié de leurs électeurs traditionnels. Les conservateurs récoltent ces votes. Ils gagnent 57 sièges et quatre fois plus de voix, en pourcentage, qu'aux dernières élections.

1984 : appui québécois au parti de Mulroney

• Brian Mulroney, fils d'un électricien de Baie-Comeau, est le premier chef québécois, parfaitement bilingue par surcroît, de l'histoire du Parti progressiste-conservateur du Canada.

• Les élections fédérales se déroulent d'ordinaire un lundi. Celles de 1984 font exception car elles se tiennent un mardi, au lendemain de la fête du Travail.

• Les élections du 21 novembre 1988 tournent autour d'un enjeu majeur : le projet d'accord de libre-échange avec les États-Unis. L'électorat de l'Ouest, qui s'y oppose, donne son vote au NPD. Dans l'Est, les adversaires de l'accord votent plutôt pour les libéraux.

• Malgré l'appui majoritaire des électeurs canadiens, les progressistes-conservateurs ne remportent une majorité de sièges qu'au Québec et en Alberta, en 1988.

• Au cours de ses deux mandats, le gouvernement de Brian Mulroney privatise plusieurs sociétés d'État, réduit le déficit et introduit la taxe sur les produits et services (TPS).

• L'éclatement de la coalition l'ayant porté au pouvoir, sa difficulté à faire face à la récession et ses échecs constitutionnels vont causer la chute le Parti progressiste-conservateur au début des années 1990. Les conservateurs essuient l'échec de deux tentatives d'entente constitutionnelle, celle du lac Meech en 1990 et celle de Charlottetown en 1992.

1984 : appui québécois au parti de Mulroney

Média : Radio

Émission : Présent dimanche

Date de diffusion : 2 septembre 1984

Invité(s) : Édouard Cloutier

Ressource(s) : Marie-Hélène Poirier

Durée : 8 min 11 s

Dernière modification :
8 septembre 2008


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