Vous devez ouvrir une session pour commenter ce clip.
Aucun commentaire enregistré
1979 : le gouvernement minoritaire de Joe Clark
Date de diffusion : 23 mai 1979
En 1979, alors que l'économie est au ralenti, le taux de chômage élevé et l'inflation à la hausse, un grand nombre de Canadiens souhaitent un changement de gouvernement. Le scrutin du 22 mai confirme ce désir; les progressistes-conservateurs prennent le pouvoir, mais avec un gouvernement minoritaire.Lors d'une conférence de presse tenue au lendemain des élections, le nouveau premier ministre Joe Clark annonce qu'il refuse une alliance avec les créditistes ou les néo-démocrates. En plus de souhaiter la privatisation de Petro-Canada, il s'engage à nommer des francophones dans son cabinet.
Rééditant leur performance de 1957 (sous la houlette de John Diefenbaker), les progressistes-conservateurs réussissent à prendre la tête du pays en 1979 sans l'appui du Québec, où seulement deux députés du parti sont élus. Avec 35,9 % des voix à l'échelle du pays, ils obtiennent 136 des 282 sièges. Même si le Parti libéral de Pierre Elliott Trudeau remporte 40,1 % des voix, il ne compte que 114 sièges. Mais neuf mois après avoir été élu, le gouvernement Clark se voit forcé de déclencher des élections.
À l'instar du gouvernement libéral en 1974, le gouvernement de Joe Clark est renversé en décembre 1979 par une motion de censure sur le budget. Une majorité de députés désavouent ainsi le gouvernement élu. Ils s'opposent au budget du ministre des Finances John Crosbie, qui comporte une taxe sur l'essence et une hausse des impôts.
Le désaveu d'une majorité des députés de la Chambre des communes oblige Joe Clark à déclencher des élections. Cette fois-ci, Pierre Elliott Trudeau reprend le pouvoir, à la tête d'un gouvernement majoritaire.
1979 : le gouvernement minoritaire de Joe Clark
• Joe Clark remplit un mandat de neuf mois assez difficile. Au sein même de son parti, les députés penchant vers la droite le considèrent comme trop modéré, alors que d'autres lui reprochent son manque de leadership.• Albertain d'origine, Joe Clark est élu chef du Parti progressiste-conservateur à 36 ans au congrès d'investiture de 1976. Arrivé troisième au premier tour de scrutin, Clark parvient à se faire élire face à deux Québécois : Claude Wagner, issu du Parti libéral du Québec, et Brian Mulroney, dont les dépenses ont provoqué la méfiance de plusieurs délégués.
• Quelques mois après les élections de 1979, Pierre Elliott Trudeau manifeste son intention de quitter la vie politique. Mais prévoyant la tenue de nouvelles élections, le caucus libéral le persuade de demeurer chef du parti.
• L'intervalle maximum entre deux élections fédérales est de cinq ans. Un gouvernement peut cependant décider de déclencher des élections avant la fin de cette échéance.
1979 : le gouvernement minoritaire de Joe Clark
Média : Télévision
Émission : Téléjournal
Date de diffusion : 23 mai 1979
Invité(s) : Joe Clark
Ressource(s) : Bernard Derome, François Perreault
Durée : 2 min 47 s
Dernière modification :
8 septembre 2008
Radio
3 min 28 s
En 1949, le Parti libéral conserve le pouvoir avec à sa tête un premier ministre francophone.
Élections fédérales : d'une campagne à l'autre
1965 : Pearson fait campagne
1972 : chaude lutte électorale
1980 : les dernières élections de Trudeau
1984 : appui québécois au parti de Mulroney
1993 : l'arrivée du Bloc et des réformistes
2000 : une 3e majorité pour Jean Chrétien
1963 : gains du NPD et du Crédit social









1979 : le gouvernement minoritaire de Joe Clark.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 8 septembre 2008.
[Page consultée le 24 mai 2013.]