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1972 : chaude lutte électorale
Date de diffusion : 12 octobre 1972
À la mi-campagne électorale de 1972, Radio-Canada présente un portrait des chefs des quatre principaux partis en lice. Le libéral Pierre Elliott Trudeau et le conservateur Robert Stanfield mènent la lutte. Quant aux deux autres chefs, le créditiste Réal Caouette et le néo-démocrate David Lewis, ils briguent de nouveaux sièges au Parlement.Les libéraux de Pierre Elliott Trudeau remportent de justesse les élections du 30 octobre 1972 avec 109 sièges contre 107 pour les progressistes-conservateurs.
Au pouvoir depuis 1968, Pierre Elliott Trudeau est un adversaire redoutable. Charismatique et très médiatique, il recueille un grand nombre de voix avec sa vision claire et forte d'un Canada bilingue. Lors des élections, le Parti libéral met en valeur son dynamisme, qui contraste avec l'effacement de son principal opposant. Son obstination à tenir tête aux politiciens québécois rend Trudeau populaire auprès d'une majorité d'électeurs anglophones.
Mais si, au Québec, les libéraux possèdent un monopole presque total, ils ne reçoivent pas l'appui de l'ouest du pays.
Le Nouveau Parti démocratique (NPD), qui remplace la Co-operative Commonwealth Federation (CCF) en 1961, fait élire 31 députés aux élections de 1972. Le NPD gagne des voix en Ontario et dans l'ouest du pays. De leur côté, les créditistes de Réal Caouette remportent 15 sièges au Québec, mais le Crédit social s'écroule en Alberta.
Avec des écarts serrés entre conservateurs et libéraux, une vingtaine de dépouillements judiciaires sont prévus au lendemain des élections. Un mois plus tard, Pierre Elliott Trudeau réussit à former un gouvernement minoritaire.
1972 : chaude lutte électorale
• Robert L. Stanfield dirige la Nouvelle-Écosse de 1956 à 1967. Élu à la tête du Parti progressiste-conservateur du Canada en 1967, il y demeure neuf ans. Au cours de cette période, il perd trois élections face à Pierre Elliott Trudeau.• Intègre et modéré, Stanfield actualise la politique du parti et consolide les appuis remportés par John Diefenbaker dans l'Ouest et dans les provinces Maritimes.
• Le budget du ministre des Finances John Turner est rejeté par la Chambre des communes en mai 1974, ce qui entraîne de nouvelles élections. Lors du scrutin, le 8 juillet, les libéraux de Pierre Elliott Trudeau renouent avec un gouvernement majoritaire en obtenant 141 sièges.
• Pour les élections de l'été 1974, le gouvernement canadien instaure un plafonnement des dépenses électorales et impose aux partis et aux candidats le dévoilement de leurs sources de revenus.
• En 1970, l'âge minimum pour voter au Canada passe de 21 à 18 ans. Autre changement à partir des élections de 1972 : sur le bulletin de vote, le nom du parti politique apparaît au-dessous du nom de chaque candidat.
• Le directeur de scrutin d'une circonscription est obligé de demander un dépouillement judiciaire si le nombre de voix séparant deux candidats est inférieur à un millième du vote exprimé, ou si on présume qu'il y a eu erreur lors du dépouillement.
1972 : chaude lutte électorale
Média : Télévision
Émission : La mi-campagne électorale
Date de diffusion : 12 octobre 1972
Invité(s) : Réal Caouette, David Lewis, Robert Stanfield, Pierre Elliott Trudeau
Ressource(s) : Bernard Derome, Normand Lester, Paul Racine
Durée : 16 min 02 s
Dernière modification :
28 mars 2011
Radio
3 min 28 s
En 1949, le Parti libéral conserve le pouvoir avec à sa tête un premier ministre francophone.
Élections fédérales : d'une campagne à l'autre
1965 : Pearson fait campagne
1979 : le gouvernement minoritaire de Joe Clark
1980 : les dernières élections de Trudeau
1984 : appui québécois au parti de Mulroney
1993 : l'arrivée du Bloc et des réformistes
2000 : une 3e majorité pour Jean Chrétien
1963 : gains du NPD et du Crédit social









1972 : chaude lutte électorale.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 28 mars 2011.
[Page consultée le 13 février 2012.]