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1965 : Pearson fait campagne
Date de diffusion : 18 octobre 1965
En octobre 1965, le syndicaliste Jean Marchand, candidat libéral aux élections, accueille Lester B. Pearson à son arrivée à l'aéroport de Québec.L'émission Caméra 65 suit l'aspirant premier ministre tout au long de sa journée. Le politicien, dont le français est plutôt boiteux, promet en anglais des subventions aux ouvriers d'un chantier maritime de la Rive-Sud de Québec. Ensuite, il rencontre des dignitaires avant de se faire acclamer par une assemblée de partisans québécois.
Le scrutin du 8 novembre 1965 donne un gouvernement minoritaire à Lester B. Pearson, avec 131 sièges. De 1963 à 1984, le Parti libéral domine surtout grâce à l'appui de la population catholique du Québec et des Maritimes. Le parti récolte aussi le vote des citoyens urbains de centre gauche et celui des immigrants en mettant en place une stratégie d'unité nationale et d'identité canadienne biculturelle.
En 1965, le Parti progressiste-conservateur réussit à faire élire 97 députés alors que le Nouveau Parti démocratique, l'ancienne CCF, gagne 21 sièges.
Les efforts pour séduire le Québec tiennent une place importante dans la stratégie du Parti libéral. En effet, la province nuit aux libéraux lors des élections de 1962, alors que les créditistes y remportent 26 sièges.
Le temps de gloire du parti créditiste du Canada sera cependant de courte durée. Dirigé par Réal Caouette, député de Témiscamingue, ce parti populiste aux idées plutôt conservatrices récolte seulement cinq sièges en 1965. L'appui aux créditistes, au Québec comme dans l'ouest du pays, décroît jusqu'à la disparition de la formation au début des années 1980.
1965 : Pearson fait campagne
• Aux élections fédérales de 1960, le gouvernement canadien accorde le droit de vote aux Amérindiens inscrits des réserves.• Lors des élections de 1965, les progressistes-conservateurs de John Diefenbaker étendent leur base d'appui en dehors de l'Ontario, mais perdent des points dans les centres urbains et chez les Canadiens français.
• Les « trois colombes » – Jean Marchand, Gérard Pelletier et Pierre Elliott Trudeau – sont recrutées par le Parti libéral en 1965 afin de briser la vague nationaliste au Québec, alors en pleine Révolution tranquille.
• Aux élections du 25 juin 1968, la question constitutionnelle est au cœur des enjeux. Pierre Elliott Trudeau, nouveau chef du Parti libéral, souhaite mettre en place le bilinguisme au pays et parle de l'unité canadienne, ridiculisant la notion des « deux peuples fondateurs » émise dans le programme des progressistes-conservateurs.
• Le Parti libéral domine la scène politique canadienne pendant plus de 70 ans au 20e siècle.
• Le premier ministre libéral William Lyon Mackenzie King détient le record de longévité à la tête du pays. Il gouverne pendant 22 ans, entre 1921 et 1948. Il réussit à se faire élire pour plusieurs mandats avec la mise en place de programmes sociaux et grâce à l'appui du milieu des affaires.
1965 : Pearson fait campagne
Média : Télévision
Émission : Caméra 65
Date de diffusion : 18 octobre 1965
Invité(s) : Lester B. Pearson
Durée : 4 min 57 s
Son intermittent
Dernière modification :
8 septembre 2008
Radio
3 min 28 s
En 1949, le Parti libéral conserve le pouvoir avec à sa tête un premier ministre francophone.
Élections fédérales : d'une campagne à l'autre
1972 : chaude lutte électorale
1979 : le gouvernement minoritaire de Joe Clark
1980 : les dernières élections de Trudeau
1984 : appui québécois au parti de Mulroney
1993 : l'arrivée du Bloc et des réformistes
2000 : une 3e majorité pour Jean Chrétien
1963 : gains du NPD et du Crédit social









1965 : Pearson fait campagne.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 8 septembre 2008.
[Page consultée le 12 février 2012.]