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1958 : écrasante majorité pour Diefenbaker

Date de diffusion : 6 avril 1958

Le 31 mars 1958, en pleine récession, les progressistes-conservateurs menés par John Diefenbaker sont réélus avec une majorité sans précédent dans l'histoire du pays. Le Parti progressiste-conservateur remporte ainsi 208 sièges contre 48 pour les libéraux.

Dans ce clip, les journalistes Jean Ducharme et Jean Grand'Landau font le bilan de la campagne électorale de 1958 et de la victoire de John Diefenbaker. Le Parti progressiste-conservateur demeure au pouvoir de 1957 à 1963.

Avocat originaire de la Saskatchewan, John Diefenbaker, le chef du parti, se montre sensible aux démunis et aux réalités des agriculteurs.

Sous sa direction, les progressistes-conservateurs obtiennent, aux élections de 1957, la majorité des sièges en Ontario et dans les Maritimes. Ils obtiennent peu de sièges au Québec. Un an plus tard, Diefenbaker remporte sa victoire historique en battant la CCF et le Crédit social dans l'Ouest et en obtenant la majorité des sièges au Québec.

Les résultats des élections de 1958 sont les pires de l'histoire du Parti libéral. Une campagne centrée sur Lester B. Pearson, son passé de diplomate et son prix Nobel, nuit aux libéraux. Les électeurs semblent davantage se préoccuper des problèmes économiques à l'échelle canadienne.

La popularité du parti est également ébranlée lorsque les ministres défaits en 1957 et 19 députés libéraux décident de ne pas se présenter aux élections en 1958.

1958 : écrasante majorité pour Diefenbaker

• Aux élections de 1958, le Parti progressiste-conservateur remporte 50 des 75 sièges du Québec grâce à l'appui du premier ministre Maurice Duplessis et de l'Union nationale. Il s'agissait de la première majorité de sièges des conservateurs au Québec depuis 1887.

• La popularité de Diefenbaker décroît compte tenu de son incapacité à comprendre les réalités du Québec. Même s'il remporte les élections de 1962, les conservateurs perdent 92 sièges, dont 68 au Québec et en Ontario.

• Créé avant 1867, le Parti progressiste-conservateur est le plus ancien parti fédéral canadien. C'est un conservateur, John A. Macdonald, qui occupe le premier le poste de premier ministre au pays.

• Après le règne du gouvernement libéral de Wilfrid Laurier, de 1896 à 1911, les conservateurs reprennent le pouvoir. Ils gagnent le vote des nationalistes canadiens-français menés par Henri Bourassa, qui s'insurgeaient contre les politiques impérialistes de Laurier. Ils reçoivent aussi le soutien de l'Ontario, du Manitoba et de la Colombie-Britannique en s'opposant au libre-échange avec les États-Unis.

• Malgré l'effritement de cette alliance stratégique entre conservateurs et nationalistes canadiens-français, les partis acceptent le maintien au pouvoir du gouvernement conservateur un an de plus, en raison de l'effort de guerre. Ainsi, aux élections fédérales de 1917, le premier ministre Robert Borden réussit à former un gouvernement d'union avec le Parti libéral.

• Par la suite, les conservateurs et les libéraux seront élus par alternance jusqu'à l'élection du libéral William Lyon Mackenzie King, qui conservera le pouvoir de 1935 à 1948.

1958 : écrasante majorité pour Diefenbaker

Média : Télévision

Émission : L' Actualité

Date de diffusion : 6 avril 1958

Ressource(s) : Jean Ducharme, Jean Grandlandeau

Durée : 11 min 57 s

Dernière modification :
8 septembre 2008


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