Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Politique · Élections · 2003 : une campagne électrisante

2003 : une campagne électrisante

Date de diffusion : 2 septembre 2003

Le 2 septembre 2003, le premier ministre Ernie Eves déclenche des élections pour le 2 octobre. Eves met son poste en jeu moins d'un an et demi après être arrivé au pouvoir. Il avait la possibilité de demeurer encore neuf mois premier ministre avant d'en appeler à l'électorat, le mandat d'un parti étant fixé à cinq années au maximum.

L'émission Sans frontières explique la position des partis au départ de cette course électorale de 28 jours, au cours de laquelle Ernie Eves affrontera le libéral Dalton McGuinty et le néo-démocrate Howard Hampton.

Ayant joui d'une grande visibilité au cours de l'année 2003, à cause de la crise du SRAS et de la panne d'électricité du mois d'août, Ernie Eves mise sur sa cote de popularité en hausse. Il souhaite se faire élire pour la première fois par les Ontariens et obtenir une troisième majorité de suite pour son parti.

Le libéral Dalton McGuinty se présente comme une option de rechange modérée aux conservateurs et propose d'annuler entre autres les réductions d'impôts aux entreprises. Seul candidat bilingue, il dominait les sondages par 14 % au moment du déclenchement des élections.

Le 2 octobre 2003, les Ontariens élisent un gouvernement libéral majoritaire. L'arrivée au pouvoir de Dalton McGuinty met fin à huit ans de règne du Parti progressiste-conservateur. Ce dernier obtient 46,35 % des voix, Ernie Eves en recueille 34,56 % et Howard Hampton 14,88 %.

Les libéraux récoltent 72 sièges alors que les progressistes-conservateurs en remportent 24. Les néo-démocrates, en faisant élire sept députés, perdent le statut de parti officiel qui nécessite huit sièges.

2003 : une campagne électrisante

• S'il est élu, Ernie Eves souhaite rendre déductible du revenu une partie des intérêts hypothécaires et interdire les grèves d'enseignants au cours de l'année scolaire. Pour gagner, il met en avant le million de nouveaux emplois créés en Ontario depuis la prise de pouvoir des conservateurs en 1995.

• À la dissolution de l'Assemblée législative, le 2 septembre 2003, les conservateurs détenaient 56 des 103 sièges. Les libéraux en possèdaient 36, les néo-démocrates 9, un siège était occupé par un député indépendant et un autre était vacant.

• L'année 2003 en est une d'élections pour les provinces canadiennes. En septembre, les populations du Nouveau-Brunswick, du Québec, puis du Manitoba et de la Nouvelle-Écosse se sont déjà toutes rendues aux urnes.

• En dollars de 2003, le gouvernement d'Ernie Eves perçoit en impôts et taxes 14 % de plus que n'en percevait le gouvernement de Bob Rae en 1994. Les coûts de la santé et de l'éducation ont sensiblement augmenté en dix ans.

• Le taux de participation aux élections ontariennes est en baisse. Il est passé de 58 % à l'élection de 1999 à 56,6 % en 2003.

• Avec la victoire du parti de Dalton McGuinty en octobre 2003, les trois provinces les plus populeuses du Canada – l'Ontario, le Québec et la Colombie-Britannique - sont désormais dirigées par un parti libéral.

2003 : une campagne électrisante

Média : Radio

Émission : Sans frontières

Date de diffusion : 2 septembre 2003

Invité(s) : Clinton Archibald, Ernie Eves, François-Pierre Gingras, Howard Hampton, Dalton McGuinty, Linda Savard

Ressource(s) : Tamara Alteresco, Jean Dussault

Durée : 15 min 34 s

Dernière modification :
27 septembre 2010


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
« Rien ne changera en Ontario »
Télévision
7 min 46 s
C'est du moins ce que pense le rédacteur en chef du Droit d'Ottawa sur les élections législatives de la province en 1971.
Ontario : le long règne des conservateurs
Télévision
4 min 08 s
De 1943 à 1985, le parti conservateur fonde une véritable dynastie à la tête de l'Ontario.