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Des homosexuels brisent le mur du silence

Date de diffusion : 25 octobre 1977

Souvent anonymes le jour, provocants la nuit, un nombre grandissant de gais et de lesbiennes décident de briser le mur du silence en révélant à leurs proches leur orientation sexuelle. Ils font ce que les groupes militants appellent le coming out ou « sortie du placard », le fait d'affirmer sa différence en public.

En 1977, le journaliste Daniel Pinard a rencontré des homosexuels pour savoir comment ils vivaient leur réalité.

Entre les années 1950 et 1970, des rencontres anonymes dans les bars ou les saunas, étaient souvent pour les gais et lesbiennes la seule façon de répondre à leurs désirs sexuels. Mais ces lieux faisaient l'objet de descentes policières fréquentes.

Dans la nuit du 22 octobre 1977, cinquante policiers arrêtent près de 150 personnes au bar Truxx, sur la rue Stanley à Montréal. C'en est trop. Le lendemain, l'Association pour les droits des gai(e)s du Québec organise une manifestation pour protester contre la descente. Deux mille personnes y participent.

Le 15 décembre 1977, le gouvernement québécois décide d'inclure dans la Charte des droits et libertés de la province l'interdiction de discrimination face à l'orientation sexuelle dans l'emploi, l'habitation ou dans l'accès à certains services publics. Cette loi constitue en quelque sorte une reconnaissance des communautés gais et lesbiennes au Québec.

Mais comme le droit criminel n'est pas du ressort de cette charte, la police continua à effectuer des descentes, à arrêter des gais pour conduite immorale et à saisir des documents jugés illicites aux douanes.

Des homosexuels brisent le mur du silence

• Le Comité homophile urbain de Montréal (CHUM), le Comité homophile d'aide à la libération (CHAL) et la militante Denise Goyette font pression dès 1974 afin que le gouvernement de Robert Bourassa insère dans la Charte de 1975 les mots « orientation sexuelle ».

• Il faudra attendre jusqu'en 1996 avant que l'orientation sexuelle soit ajoutée comme motif de discrimination dans la Charte canadienne des droits et libertés.

• Michel Tremblay est l'un des premiers auteurs québécois a avoir assumé son homosexualité. Il a intégré dans plusieurs de ses oeuvres des personnages homosexuels.

• En 1978, le centre de services sociaux du métro Guy offre un programme qui s'adresse aux homosexuels, dans lequel ils sont présentés comme des personnes normales et non comme des marginaux. Le psychologue en charge du programme est lui-même un homosexuel déclaré, chose rare à l'époque.

• Dalila Prévost-Green, la mère d'un militant qui est interviewé, fonde à la fin des années 1970 la branche québécoise d'une association américaine des parents de gais. Ce regroupement aide les parents à mieux comprendre ce que vit leur enfant homosexuel.

• Daniel Pinard cause tout un émoi en faisant son « coming out » sur les ondes de Télé-Québec en 2000. Il devient par la suite porte-parole de l'organisme Gai Écoute.

Des homosexuels brisent le mur du silence

Média : Télévision

Émission : Télémag

Date de diffusion : 25 octobre 1977

Invité(s) : Robert Brisson, Tom Green, Gilles Latour, Noemi Latour, Gerard Polander, Dalila Prevost Green, Bertrand Soucy, Michel Tremblay

Ressource(s) : Daniel Pinard

Durée : 11 min 57 s

Son intermittent

Dernière modification :
7 mai 2003


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