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L'Église condamne l'homosexualité

Date de diffusion : 23 novembre 1966

Dans la Bible, les relations homosexuelles sont considérées comme de « graves dépravations ». C'est pourquoi l'Église catholique empêcha longtemps, surtout par son silence sur le sujet, l'acceptation sociale de l'homosexualité.

En 1966, un curé de Sherbrooke dénonce ainsi en chaire le fait qu'on retrouve des homosexuels dans les studios de Radio-Canada… Ira-Jean Bourassa accuse Radio-Canada d'être « un repaire d'homosexuels et de dépravés ».

Pour l'Église, l'homosexualité est une « déviance », comme toute sexualité non centrée sur la reproduction. L'Église prône le mariage entre un homme et une femme. Son discours contre les homosexuels était véhiculé par les curés en chaire ou plus sournoisement dans le confessionnal.

Le clergé influença les attitudes envers cette minorité au sein des familles, dans les milieux de travail et dans les médias. Au Québec, le déclin de l'influence de l'Église a probablement permis une ouverture d'esprit plus grande à l'égard de la sexualité.

Dans la société des années 1950 et 1960, les gais et lesbiennes sont considérés comme des criminels. La presse à sensation de Montréal et de Toronto parle dans ses articles de la collectivité homosexuelle alors présente dans le monde interlope.

Ces journaux colportent des stéréotypes comme celui de l'homosexuel pédophile ou de la lesbienne qui séduit de pauvres victimes. En général, la presse se fait le reflet des tabous de l'époque mais ne décrit pas la réalité homosexuelle.

L'Église condamne l'homosexualité

• À partir des années 1960, l'Église catholique recommande aux prêtres d'accueillir les homosexuels avec compréhension. En effet, le concile Vatican II invite à une tolérance plus grande face à l'homosexualité : « dans l'action pastorale, les homosexuels doivent être accueillis avec compréhension, soutenus dans l'espoir de surmonter leurs difficultés personnelles et leur inadaptation sociale. »

• Le même décret indique cependant que « les actes de l'homosexualité sont désordonnés et qu'ils ne peuvent en aucun cas recevoir quelque approbation ».

• En 1949, Jean Desprez, auteure de radioromans à Radio-Canada, met en scène au Monument national la pièce La Cathédrale, dans laquelle évolue un personnage homosexuel. Une première pour le théâtre québécois.

• Au cinéma, Claude Jutra fait allusion à l'homosexualité dans À tout prendre en 1963. Le film Délivrez-nous du mal de Jean-Claude Lord, sorti en 1961, raconte une histoire d'amour entre deux hommes qui se termine par un homicide.

• En 1956, Robert de Vallière publie Derrière le sang humain, premier roman québécois montrant de la compassion envers les homosexuels. Le personnage principal du roman se « convertit » néanmoins à l'hétérosexualité.

• Dans la littérature française, américaine et britannique, on retrouvait des allusions à l'homosexualité. Les romans d'André Gide, d'Oscar Wilde, de Jean Genêt tenaient souvent des discours plus ouverts sur le sujet.

L'Église condamne l'homosexualité

Média : Radio

Émission : Présent 2e édition nationale

Date de diffusion : 23 novembre 1966

Invité(s) : Monseigneur Ira-Jean Bourassa

Ressource(s) : Michèle Juneau, Andréanne Lafond, Jean Mathieu

Durée : 5 min 46 s

Dernière modification :
15 avril 2003


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