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CBC Digital Archives

Les supports
Télévision

Années 50 : Le cinégramme (kiné)

Aux débuts de la télévision, en 1952, les émissions étaient diffusées en direct et les films étaient enregistrés sur pellicule. La première émission de fiction, La Famille Plouffe, était un téléroman filmé et diffusé en direct à la télévision. Une chose assez unique, car aux États-Unis et en France, la production de fictions était assurée par les grands studios de cinéma. Comme les antennes de télévision n'étaient pas assez puissantes pour diffuser l'émission dans toutes les villes au Canada, on utilisait une caméra spéciale, un kinéscope, pour filmer l'écran de télévision, produire des copies, habituellement en film 16 mm, et les envoyer, par autobus dans les plus petites villes pour la diffusion!

Il reste environ 17 000 cinégrammes dans les archives de Radio-Canada. Beaucoup sont des téléromans comme des épisodes de La Famille Plouffe et Le Survenant. De 1953 à 1959, environ 194 cinégrammes de La Famille Plouffe ont été produits. Ces cinégrammes sont d'une valeur incomparable pour la conservation de la culture canadienne. Sans ces copies, réalisées à l'origine pour permettre la diffusion des émissions, il ne resterait plus de trace de ces émissions! On trouve parfois des cinégrammes dans les sous-sols des maisons privées. Un jour, le service des archives a reçu une boîte de carton provenant d'une succession : à l'intérieur, on a découvert un épisode de La Famille Plouffe dont on n'avait aucune copie. Le sous-sol de vos grands-parents contient peut-être des trésors!

Dans les années 70, le cinégramme en couleurs est apparu. Après la naissance de la bande vidéo, ce format a bientôt été utilisé uniquement pour l'exportation d'émissions à l'étranger. En effet, le film n'a jamais eu le problème des différents standards qu'a le vidéo.

Années 60 : la bande vidéo 2 pouces, puis la 1 pouce

L'arrivée de la bande vidéo a fait le bonheur des comédiens. Enfin, la pression de la télévision en direct s'arrêtait, et ceux-ci pouvaient se tromper sans se couvrir de ridicule devant tous les téléspectateurs. Les rubans vidéo marquaient aussi le début d'une époque : on pouvait enregistrer les émissions aisément! Et même... enregistrer de nouveau sur les mêmes supports, donc économiser. Beaucoup de matériel de cette époque a donc été effacé pour des raisons pratiques et économiques. On a parfois fait des cinégrammes pour en garder une trace avant d'effacer la bande vidéo originale.

Les bobines de ruban de l'époque étaient loin de ressembler aux mini-cassettes qu'on trouve maintenant dans les caméras vidéo. En fait, une bobine en format 2 pouces (la largeur du ruban) de 1 h 30 pèse environ 16 kilos (35 livres), soit le poids de plusieurs caméras vidéo de maintenant! Vient ensuite, avec la moitié de la taille et du poids, la bande vidéo 1 pouce. D'une meilleure qualité, aussi, avec l'amélioration des techniques, dont l'affichage précis du temps sur la bande. Un grand changement pour le montage, qui ne se faisait plus en regardant une horloge.

Années 70 : la bande vidéo 3/4 de pouce

vec la bande 3/4 de pouce, vient l'arrivée de la véritable mobilité. On pouvait enfin sortir plus facilement les appareils pour les tournages extérieurs.



Années 80 : la Betacam

Le format Betacam marque une nouvelle souplesse de tournage, surtout pour les bulletins de nouvelles à l'extérieur des studios.

En 1990, arrive la Betacam numérique avec toute la souplesse pour le montage, la duplication, la précision et la souplesse de création pour se rapprocher du film. Comme le taux de compression est excellent, 2 : 1, on l'utilise pour faire les copies maîtresses des émissions conservées comme archives.

En 2000, la Betacam SX est adoptée pour le service de nouvelles comme support de production. Son taux de compression est plus élevé, mais cela lui permet de transférer plus rapidement les images. Les journalistes aiment donc l'utiliser pour réaliser rapidement leurs reportages. Elle sera bientôt remplacée par la IMX. Même format, meilleure technologie.

es cinéastes se demandent peut-être pourquoi on ne peut pas utiliser le format Mini DV pour l'enregistrement et la conservation des documents? C'est parce qu'il s'agit d'un très mauvais support de conservation. Comme le ruban est étroit, les risques de perte sont plus élevés. Une petite particule de ruban abîmée provoque plus de dégâts que la même particule sur un ruban plus large.






Dans les années 70, environ 70 % de la production venait du film 16 et 35 mm. Maintenant, sauf les films et les séries d'animation destinés aussi au cinéma, pratiquement toute la production est réalisée en vidéo.





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