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C'est juste les lâches qui vont s'attaquer à des trucs aussi... bénard...

Soumis par : ass


Un service de renseignement distinct

Date de diffusion : 25 juin 1986

Le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) est un organisme de renseignement fédéral. Créé officiellement le 16 juillet 1984, ce service civil de contre-espionnage est distinct de la GRC, tel que l'avait recommandé la commission présidée par le juge McDonald. Les fonctions de police et de renseignement, jusque-là dévolues à la GRC, sont désormais autonomes. La loi a aussi prévu un système de contrôle de l'organisme, mais les pouvoirs du comité de surveillance semblent bien limités. Le journaliste Pierre Devroede dresse le profil du service.

Le rôle du SCRS est de collecter des renseignements sur l'espionnage et le terrorisme en territoire canadien, et sur les activités considérées comme une menace pour la sécurité du pays. En 1986, on estime ses effectifs à environ 2000 employés, dont la majorité provient de la GRC. Ce sont surtout les jeunes diplômés qui sont recrutés. Le salaire, les conditions de travail, l'évolution professionnelle et un goût du secret motivent les jeunes recrues, comme l'explique Philippe Bibeau, directeur de la section québécoise du SCRS.

Le SCRS se distingue d'autres services de renseignement dans la mesure où il exerce ses prérogatives uniquement à l'intérieur des frontières canadiennes. Exceptionnellement et avec l'accord du solliciteur général, il peut collaborer avec un État étranger, comme le précise la Loi sur le Service canadien du renseignement de sécurité. De plus, l'organisme est le conseiller du gouvernement en matière de sécurité.

Un service de renseignement distinct

• Le projet de loi instituant le SCRS est vivement critiqué lors de son dépôt. On lui reproche de brimer les libertés civiles et individuelles, d'accorder au service des pouvoirs extrêmement larges et de le doter d'un mandat trop vague.

• Les agents de renseignement disposent d'un pouvoir considérable. La lutte contre le terrorisme et la subversion permet au SCRS de recourir à des méthodes qui suspendent les droits fondamentaux.

• Le comité de surveillance (CSARS), institué pour surveiller les activités du SCRS, ne dispose que d'un pouvoir de recommandation. Il lui incombe de recevoir les plaintes, il peut aussi étudier les opérations menées, enquêter, et formuler des conseils qui n'ont aucunement force de loi et que le SCRS peut tout à fait ignorer.

Un service de renseignement distinct

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 25 juin 1986

Invité(s) : Philippe Bibeau , Jean-Jacques Blais, Thomas d’Arcy Finn, Paule Gauthier

Ressource(s) : Pierre Devroede, Simon Durivage, Madeleine Poulin

Durée : 13 min 11 s

Dernière modification :
20 décembre 2004


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