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Des agents canadiens dans la Résistance

Date de diffusion : 11 novembre 1985

Ils ont atterri à Paris en 1943, tandis que la France se préparait à repousser l'occupant allemand. Lucien Dumais et Raymond Labrosse, deux militaires canadiens-français, bilingues, ont rejoint les rangs du MI 9 britannique en août 1942. Ensemble, ils vont mettre sur pied un vaste réseau d'évasion, le réseau Shelburn, grâce auquel les aviateurs alliés regagnent les côtes britanniques. Les deux agents secrets livrent leurs mémoires de guerre à la journaliste Anne-Marie Dussault.

Fait prisonnier par les Allemands à Dieppe, Lucien Dumais réussit à s'échapper et à regagner l'Angleterre. Après un entraînement rigoureux, il décide de retourner en France comme agent du MI 9, le service secret britannique. Il rencontre Raymond Labrosse, le premier agent canadien du MI 9. Les deux compères, sous leur noms d'emprunt : Lucien Desbiens, entrepreneur de pompes funèbres, et Marcel Desjardins, vendeur d'appareils médicaux, deviennent le noyau de l'opération Bonaparte, élément central d'un vaste réseau d'évasion.

Le Special Operations Executive (SOE), créé en 1940 par les Britanniques, envoie 480 agents en France, dont 28 Canadiens très appréciés pour leur connaissance du français. Du mois de janvier au mois d'août 1944, huit opérations permettent l'évasion de 135 aviateurs alliés. Aucune perte n'est déplorée et le réseau n'est pas démantelé. André Jarreau, président national de la Résistance, s'exprime en ces termes à propos des Canadiens : « Ils nous ont apporté l'espoir et les moyens. »

Des agents canadiens dans la Résistance

• La section 9 du Military Intelligence Service, ou MI 9, est chargée d'aider les prisonniers britanniques à s'évader de la France occupée.

• Le MI6 est le service de renseignement britannique à l'étranger, officiellement dénommé Secret Intelligence Service (SIS).

• La création de la Western Frontier Constabulary, le 17 décembre 1864, marque les premiers pas du renseignement au Canada. Les détectives sont chargés de recueillir les renseignements sur « l'existence de tout complot, conspiration ou organisation qui compromettrait la paix, ferait affront à Sa Majesté la Reine ou transgresserait sa proclamation de neutralité », comme le mentionne le rapport de la commission d'enquête sur certaines activités de la gendarmerie royale du Canada, déposé en 1981.

• En 1868, la Police du Canada (Dominion Police), nouvellement créée, reprend le mandat de l'ancienne Western Frontier Constabulary. Il lui incombe principalement de surveiller les immeubles publics à Ottawa.

• En 1873, un nouveau corps policier est institué, il s'agit de la Police à cheval du Nord-Ouest.

• Ces deux forces de police assurent la prévention et la répression des actes illégaux commis sur le territoire national.

• En 1904, la Police à cheval est rebaptisée Royale Gendarmerie à cheval du Nord-Ouest. En 1920, elle absorbe la Police du Canada, la collaboration des deux corps rendant leur fusion pertinente et efficace, et devient la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Le nouveau corps policier assure les fonctions policières et d'agence de renseignement.

Des agents canadiens dans la Résistance

Média : Télévision

Émission : Le Point

Date de diffusion : 11 novembre 1985

Invité(s) : Jacques Delarue , Lucien Dumais, Raymond Labrosse, Yves Lepicard, René Loiseau, Jop Mainguy

Ressource(s) : Anne-Marie Dussault

Durée : 27 min 52 s

Dernière modification :
20 décembre 2004


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