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CBC Digital Archives

Accueil · Guerres et conflits · Seconde Guerre mondiale · Des femmes sur tous les fronts

Période : 1939 - 1945

Des femmes sur tous les fronts

À l'usine, dans les hôpitaux de campagne ou dans l'armée, le rôle des femmes durant la Seconde Guerre mondiale est déterminant. Le 18 avril 1944, le ministre de la Défense J.L. Ralston est catégorique : « Nous vivons la période la plus cruciale, la plus décisive de la guerre, et ce sera de ces filles, de ces femmes qui s'enrôlent dans l'armée que viendra peut-être, quant au Canada, l'impulsion décisive qui nous mènera à la victoire. »

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Tous pour l'effort de guerre

Date de diffusion : 24 septembre 1941

La Seconde Guerre mondiale mobilise la totalité des ressources du pays. Hommes, femmes, jeunes et vieux, l'effort de guerre doit venir de tous car les besoins sont pratiquement infinis. Vivres, vêtements, armes, pétrole, toutes les richesses sont mises à profit pour vaincre l'ennemi. Le ministre fédéral de la Justice, Ernest Lapointe, rappelle, dans une de ses causeries, tous les efforts qui ont été consentis et souligne du même coup la contribution exceptionnelle des femmes dans la production destinée à la guerre.

Dans son jeu, le gouvernement canadien possède une carte cachée : les ménagères. Quand le fédéral décide de faire contribuer chaque citoyen à l'entreprise de guerre, il compte sur les 2 285 370 femmes enregistrées comme ménagères pour l'aider. Avec le contrôle de 80 % à 85 % des achats au détail, ces femmes déterminent en grande partie le niveau de consommation au pays. Ce pouvoir d'achat va largement aider à développer et orienter l'économie de guerre.

Puisque tous les biens sont réquisitionnés par l'armée, il n'en reste presque plus pour les civils. La forte demande de marchandises, dans un contexte de rareté, crée une inflation astronomique. Les premiers mois de la guerre voient le coût de la vie augmenter de 13 %. Pour contrer cette inflation, le gouvernement canadien va donc demander aux femmes d'acheter moins et plus judicieusement. Il les incite également à placer leurs économies dans des obligations d'épargne du gouvernement, les obligations de la Victoire, qui permettent à l'État de gonfler ses coffres.

Puisque ce sont les ménagères qui contrôlent la richesse familiale, le gouvernement leur demande de respecter le mot d'ordre : rationnement, conservation et récupération. Il ne faut rien jeter, rien gaspiller, car toute matière peut être réutilisée à des fins militaires. Ainsi, des dizaines de trucs sont fournis aux ménagères pour économiser l'électricité. Le papier est réutilisé pour fabriquer des contenants qui servent au transport de denrées par bateau. Les chiffons sont transformés en pansements ou en couvertures. Même les vieilles poêles en aluminium sont offertes pour construire le fuselage des avions.

Tous pour l'effort de guerre

• Pour financer l'effort de guerre, le gouvernement adopte une série de mesures dont l'émission d'obligations d'épargne appelés « bons de la Victoire ». Il met sur pied le Comité des finances de guerre, qui organise neuf grandes campagnes de financement en faisant appel à la générosité des institutions financières, des entreprises et des citoyens.

• En plus d'être vendus sous forme d'obligations d'épargne, les « bons de la Victoire » sont présentés sous forme de certificats et même de timbres au coût de 25 cents chacun. Leur taux d'intérêt de 3 % en fait le meilleur investissement de l'époque.

• Pendant la guerre, le ministère des Finances est au courant des montants d'argent placés en banque, des primes d'assurance et des salaires des employés de tout le pays. Il peut ainsi fixer des objectifs de contribution volontaire ou de réduction volontaire aux salariés, qui peuvent difficilement s'y soustraire.

• En juin 1940, le gouvernement canadien vote la Loi sur la mobilisation des ressources nationales, qui rend l'enrôlement des hommes célibataires de 18 à 45 ans obligatoire dans le pays et volontaire outre-mer. Pour éviter d'endosser l'uniforme, les hommes imaginent toutes sortes d'astuces dont le mariage. Comme aucun changement d'état social ne sera reconnu par la loi à partir du 15 juillet, plusieurs centaines de mariages sont soit avancés, soit carrément improvisés pour éviter la conscription.

• En 1942, la destruction de tout produit à base de caoutchouc devient illégale. Les écoliers sont nommés les « ramasseurs officiels du caoutchouc de rebut » et sont chargés de rapporter dans des dépôts de leurs écoles pneus, jouets, bonnets de bain, etc.

Tous pour l'effort de guerre

Média : Radio

Émission : Ernest Lapointe

Date de diffusion : 24 septembre 1941

Invité(s) : Ernest Lapointe

Durée : 14 min 13 s

Dernière modification :
13 mai 2008


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