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Alger 1944 : Épurer pour rétablir la France

Date de diffusion : 16 janvier 1944

De 1944 à 1949, la France organise des procès pour condamner les actes de citoyens ayant collaboré avec l'envahisseur nazi pendant la guerre. Souvent sévères, les peines et les châtiments infligés au nom de cette épuration sont allés jusqu'à l'exécution des « traîtres » à la République.

En janvier 1944, Paul Barrette présente un enregistrement de Charles Gombault, rédacteur en chef du quotidien France, publié à Alger. Ce dernier aborde le thème de l'épuration des collaborateurs français, sujet longuement débattu à l'Assemblée consultative d'Alger où siège le gouvernement français provisoire.

Au cours de l'été 1944, des tribunaux populaires entament la condamnation de miliciens ou de dénonciateurs. Selon l'historien Peter Novick, auteur d'un livre sur l'épuration française, ces procès sommaires auraient entraîné la mort d'environ 6000 collaborateurs. Toujours selon Novick, les procès légaux, entamés dès septembre 1944, auraient mené à l'exécution de près de 4400 personnes.

La plupart des châtiments infligés aux collaborateurs sont toutefois moins draconiens. La prison, la perte de droits civiques et les travaux forcés comptent parmi les peines les plus courantes.

Comme l'annonce le journaliste Charles Gombault dans son discours, l'épuration a des objectifs politiques. Son premier but est de garantir le rétablissement de la France en légitimant le pouvoir du nouveau gouvernement.

L'épuration légale sert également à contenir les tribunaux spontanés créés pour condamner les collaborateurs. En effet, les procès expéditifs ont souvent utilisé l'humiliation pour punir les traîtres à la République. Des milliers de femmes punies pour avoir fréquenté l'ennemi nazi, les « tondues », ont eu à parader pieds nus et crâne rasé sur les places publiques.

Alger 1944 : Épurer pour rétablir la France

• Les bulletins de nouvelles qui diffusent les reportages de guerre sont présentés tôt le matin, le midi et à l'heure du souper. En soirée, les auditeurs peuvent écouter un résumé des nouvelles de la journée. Radio-Canada diffuse également un abrégé des nouvelles avant les émissions du matin et du soir.

• En 1944, les enregistrements des reportages de guerre de Radio-Canada en Italie sont transportés par avion jusqu'à Alger, pour ensuite être transmis au Canada par ondes courtes via les États-Unis.

• Entre août 1943 et juin 1945, Paul Barrette a enregistré des dizaines de bulletins de guerre. Basé à Londres lors des bombardements allemands sur la métropole anglaise, ce correspondant de guerre suivra les soldats canadiens en Italie puis aux Pays-Bas.

• Le 7 novembre 1944, l'Assemblée consultative du gouvernement provisoire français est transférée d'Alger à Paris.

• Le correspondant de guerre Benoît Lafleur accompagna le corps expéditionnaire des Français combattant à Alger et en Corse. Il remplaça par la suite Marcel Ouimet en Italie.

• En juillet 1944, Benoît Lafleur fait entendre la voix du pape aux auditeurs. L'émission du correspondant de guerre est la première à être enregistrée au Saint-Siège par une autre radio que celle du Vatican. (Écoutez cet extrait de radio dans le dossier sur les militaires du Royal 22e Régiment)

Alger 1944 : Épurer pour rétablir la France

Média : Radio

Émission : Paul Barrette - Reportage de guerre

Date de diffusion : 16 janvier 1944

Invité(s) : Charles Gombault

Ressource(s) : Paul Barrette

Durée : 5 min 11 s

Dernière modification :
19 novembre 2010


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