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Accueil · Guerres et conflits · Seconde Guerre mondiale · Les femmes à l'usine

Les femmes à l'usine

Date de diffusion : 15 septembre 1989

Les besoins astronomiques en armements, en vivres et en vêtements accélèrent l'intégration des femmes au marché du travail. À l'occasion du 50e anniversaire de l'usine Bouchard, à Blainville, des femmes rappellent le rôle qu'elles ont joué dans cette véritable ville industrielle de 150 édifices.

La contribution des ouvrières leur vaudra d'ailleurs le titre de « soldats de l'industrie ». Avec le tiers de la main-d'œuvre, une révolution, que plusieurs qualifient « d'âge d'or » des femmes, se dessine.

Le Canada a été l'un des pays qui a le plus profité de l'économie de guerre. En 1939, le taux de chômage est de 11 % au Canada et de 15 % au Québec. La relance de l'industrie militaire va procurer des milliers d'emplois à des hommes, mais aussi à des femmes. Cette année-là, près de 639 000 travailleuses sont recensées. Dès la fin de 1941, une pénurie de main-d'œuvre incite le gouvernement à faire appel aux femmes pour soutenir le secteur industriel.

En mars 1942, le gouvernement de Mackenzie King instaure le service national sélectif (SNS), dont le but est de mobiliser et de contrôler la main-d'œuvre au pays. Mais en fait, l'objectif principal de ce projet est de recruter des femmes. La première démarche de la section féminine de l'organisme, créée deux mois plus tard, est de procéder à l'enregistrement obligatoire des femmes âgées de 20 à 24 ans. À la fin de la période d'inscription, qui se déroule du 14 au 19 septembre 1942, le SNS dénombre 258 583 jeunes femmes qui seront envoyées dans des usines.

Les femmes à l'usine

• Le Canada est l'un des principaux fournisseurs d'armes des Alliés. C'est de la province de Québec,  surnommée « l'arsenal du Canada », que provient la plus grande partie du matériel de guerre.

• En 1942, les deux usines de chars du pays s'y retrouvent, de même que cinq des principaux chantiers navals, deux des quatre plus importantes usines de canons, pratiquement toutes les manufactures de projectiles de petit calibre, dix usines d'obus et deux de cartouches d'obus, l'unique fabrique de bombes aériennes, environ la moitié de toutes les manufactures d'explosifs et de produits chimiques, et trois des huit avionneries.

• Les usines d'armements sont de véritables villes industrielles. La plus importante est l'usine Cherrier de Saint-Paul-l'Ermite, à l'est de l'île de Montréal. Elle compte plus de 450 bâtiments étalés sur un territoire de 15 kilomètres. Aujourd'hui, Saint-Paul-l'Ermite s'appelle Le Gardeur.

• À l'arrivée des femmes dans les usines, les chefs d'entreprises craignaient qu'elles soient moins productives que les hommes. Mais, rapidement, les femmes se sont avérées plus constantes, plus appliquées et plus minutieuses que les hommes. Par exemple, les femmes excellaient dans la confection de munitions, qui exigeait une grande précision.

Les femmes à l'usine

Média : Télévision

Émission : Édition magazine

Date de diffusion : 15 septembre 1989

Invité(s) : Thérèse Gauthier, Georgette Labelle, Madeleine Labelle, Yvonne Lavigne

Ressource(s) : Suzanne Laberge, Carole Vallières

Durée : 4 min 35 s

Dernière modification :
5 avril 2005


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