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Le dur travail de correspondant de guerre
Date de diffusion : 10 août 1974
Le travail de correspondant est rempli de contraintes techniques. Le grésillement des ondes courtes, qui produit un son tout à fait caractéristique des enregistrements de l'époque, rappelle bien l'état primaire de la radio. Les reportages de guerre doivent être enregistrés sur des disques 78 tours. Ils sont ensuite retransmis par ondes courtes à Ottawa grâce au signal de la BBC de Londres. Marcel Ouimet a besoin de deux jeeps de l'armée pour transporter son matériel d'enregistrement. Il rend compte ici de ses difficultés comme correspondant de guerre.Au-delà des problèmes techniques, Marcel Ouimet est confronté à des contraintes humaines. Car plus qu'un journaliste, il est un véritable héros. Le fait de risquer sa vie tous les jours pour rendre compte de l'avancée des troupes alliées relève de l'exploit. Il a la lourde responsabilité de dévoiler les horreurs de la guerre tout en conservant le même souci journalistique, la même rigueur. Le reporter savait décrire des événements hors du commun dans un langage vivant.
En ce temps de guerre, la radio est sous la loi de la censure imposée par le gouvernement fédéral. Mais à l'autre bout du monde, Marcel Ouimet n'est pas directement sous son autorité. La censure, il doit la faire lui-même. Sans empêcher la divulgation d'informations, Ouimet doit, pour sa propre sécurité et celle des troupes alliées qu'il accompagne, faire parfois preuve de mutisme. Il ne doit pas fournir des informations essentielles à l'ennemi sur le plan stratégique, telles que leurs positions, le type de bataillons en présence, etc.
Le dur travail de correspondant de guerre
• Au début des années 1940, Radio-Canada, avec ses seules stations, réussit à rejoindre 60 % de la population québécoise. Les affiliations avec des postes de régions isolées permettent à la société d'État d'augmenter le rayonnement de ses programmes à près de 75 %. Aucun autre poste ne fait mieux.• Canadian Broadcasting French, telle est la signification de l'acronyme de CBF, la radio française de Radio-Canada pour la région de Montréal. Mis à part le C obligatoire, qui se définit par « Canadian» ou « Canada », les autres lettres du sigle d'une station de radio peuvent indiquer plusieurs choses : une spécificité (comme dans le cas de la CBF); les initiales du propriétaire (CJBR : Canada Jean Brillant Rimouski), la ville d'origine de la station; ou encore rien du tout.
• Un poste de radio est considéré comme un produit de luxe. À la fin de l'année 1940, un appareil à ondes courtes Marconi, muni de neuf lampes et onze touches, coûte à Montréal 98 $. Ce modèle de table est fini en « noyer choisi ». C'est le prix d'une cuisinière à gaz à l'époque. Pour sa part, le modèle « console, fini en souche de noyer», équipé de sept lampes et 14 boutons, vaut 129 $. Le nec plus ultra demeure cependant le récepteur à ondes courtes et longues, sans antennes extérieures, de Northern Electric. Un bijou à 189,95 $.
Le dur travail de correspondant de guerre
Média : Radio
Émission : Radio d'hier, radio d'aujourd'hui
Date de diffusion : 10 août 1974
Invité(s) : Marcel Ouimet
Ressource(s) : Pierre Dagenais
Durée : 4 min 23 s
Photo : Photothèque de Radio-Canada
Dernière modification :
19 mars 2008










Le dur travail de correspondant de guerre.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 19 mars 2008.
[Page consultée le 13 février 2012.]