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CBC Digital Archives

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Ici Marcel Ouimet de Radio-Canada

Date de diffusion : 13 juillet 1974

Marcel Ouimet voit le jour à Montréal en 1915, mais grandit dans la ville d'Ottawa où il entreprend ses études universitaires. Il fait ses premières armes au journal Le Droit d'Ottawa. En 1937, Ouimet décide de poursuivre sa formation en journalisme à Paris, d'abord à l'École libre des sciences sociales et politiques, puis à l'École des hautes études sociales. De retour au pays, en 1938, il revient au journal Le Droit avant de faire un passage à CKCH, une radio de Hull. Comme il l'explique, Ouimet sera ensuite embauché à Montréal par Radio-Canada à titre d'annonceur bilingue.

Avant 1941, Radio-Canada ne compte pas de véritable salle de nouvelles. À Montréal, les dépêches parviennent de la Presse canadienne par bicyclette et sont lues en ondes. Le service est gratuit, mais il est beaucoup trop rigide. En effet, les lecteurs de nouvelles doivent lire intégralement les textes de l'agence, sans aucune modification. Lorsque le Canada entre en guerre, le 10 septembre 1939, Radio-Canada cherche à établir son propre réseau d'information. Le 18 août 1940, la société décide de se doter de salles de nouvelles dans toutes les grandes villes du pays.

À 24 ans, Marcel Ouimet est nommé chef de la salle des nouvelles. Il entre en fonction officiellement le 1er janvier 1941. Ouimet ne dispose que de six journalistes pour faire fonctionner la salle des nouvelles.

Tout est à faire. La première année, le service des nouvelles doit gagner une crédibilité. La BBC de Londres est la référence. De nouvelles règles journalistiques sont établies : les communiqués des gouvernements ne peuvent plus être diffusés tels quels, les bulletins ne doivent pas être commandités, le matériel de propagande doit être rejeté.

Ici Marcel Ouimet de Radio-Canada

• La radio de Radio-Canada est créée en 1936. Pendant les trois années précédent la Seconde Guerre mondiale, un réseau national est établi. Des émetteurs régionaux de grande puissance sont installés de Vancouver à Halifax. À l'époque, le réseau français ne dessert que le Québec. Il n'a pas encore d'autonomie puisque la province est considérée comme l'une des cinq régions couvertes par la société. Entre 1939 et 1945, le réseau français est constitué de trois stations : CBF à Montréal, CBV à Québec et CBJ à Chicoutimi.

• À la veille de Seconde Guerre mondiale, les réseaux public et privé du pays comptent 78 stations radiophoniques qui produisent un contenu quotidien. Celles-ci donnent l'accès à la radio à 84 % de la population. Pour ces stations, qui doivent couvrir un pays s'étendant sur cinq fuseaux horaires et répondre aux exigences des deux principaux groupes linguistiques, c'est mission accomplie.

• À la fin des années 1930, la radio devient un phénomène de masse. Au Québec, près de 60 % des foyers sont équipés d'un récepteur. En 1940, la Belle Province compte 454 900 postes de radio; 70 % des ménages en possèdent un. Ce chiffre augmente à 490 000 après la guerre. À partir de ce moment, la vente d'appareils connaît un boom important. En 1947, 88 % des foyers possèdent un récepteur. Le Québec compte alors 685 000 appareils. En 1941, la population de la province s'élève à 3 331 882 habitants.

Ici Marcel Ouimet de Radio-Canada

Média : Radio

Émission : Radio d'hier, radio d'aujourd'hui

Date de diffusion : 13 juillet 1974

Invité(s) : Marcel Ouimet

Ressource(s) : Jean-Paul Nolet

Durée : 11 min 01 s

Photo : Photothèque de Radio-Canada

Dernière modification :
15 septembre 2008


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