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CBC Digital Archives

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Italiens internés au Cap-Breton

Date de diffusion : 15 avril 1991

L'Italie de Mussolini étant alliée à l'Allemagne et au Japon pendant le second conflit mondial, les Canadiens d'origine italienne furent également inquiétés au début des années 1940. Comme le raconte Antonio Falco au journaliste Jacques Hamelin, des Italiens vivant au Cap-Breton ont été internés à Halifax et à Petawawa, en Ontario.

Environ 600 Canadiens d'origine italienne ont connu la vie dans les camps d'internement. Tout comme les Japonais, ils demandent réparation.

C'est en Ontario et au Québec que les Canadiens d'origine italienne furent le plus souvent victimes de la Loi sur les mesures de guerre. On est loin, toutefois, des 22 000 Japonais internés et déplacés, et la détention des Italiens se termine lorsque l'Italie capitule, en septembre 1943. De plus, l'internement des Italiens ne se fait pas automatiquement, comme celui des Japonais. Ce sont, règle générale, les Italiens ayant des affinités avec le régime fasciste de Mussolini que la GRC cible.

À ce jour, les Italiens qui ont été internés pendant la Seconde Guerre mondiale n'ont pas reçu d'excuses officielles de la part du gouvernement canadien. Contrairement aux Japonais, ils ne demandent pas de dédommagement financier, leurs biens n'ayant pas été saisis.

Italiens internés au Cap-Breton

• Les Italiens se sont installés partout au Canada au fil de l'immigration. Ainsi, au Manitoba, l'arrivée d'Italiens commence au début des années 1880, la plupart d'entre eux s'installant à Winnipeg. Si aucun descendant italien vivant au Manitoba ne fut interné pendant la Seconde Guerre mondiale, ils étaient néanmoins étroitement surveillés par la Gendarmerie royale du Canada, devant qui ils devaient se présenter une fois par mois.

• La GRC et le gouvernement canadien commencent à faire enquête sur les Italiens au Canada dès 1935, alors que l'Italie mussolinienne attaque et occupe l'Éthiopie.

• Selon certains historiens italiens qui se sont penchés sur la question, il y aurait eu environ 3000 membres du Parti fasciste italien au Canada. À Toronto et à Montréal, des groupuscules fascistes se forment tout au long des années 1930, dont le club fasciste Principe Umberto à Toronto.

• L'Entente de redressement à l'égard des Canadiens japonais signée en 1988 par le gouvernement du Canada et l'Association nationale des Canadiens japonais (ANCJ) comprenait la mise sur pied d'une fondation pour « favoriser l'harmonie raciale et faciliter le développement et le partage de toute connaissance pouvant contribuer à l'élimination du racisme ». Le 14 décembre 1990, la Chambre des communes adopte la Loi constituant la Fondation canadienne des relations raciales (FCRR), entrée en vigueur le 28 octobre 1996.

Italiens internés au Cap-Breton

Média : Radio

Émission : Radiojournal

Date de diffusion : 15 avril 1991

Invité(s) : Antonio Folco

Ressource(s) : Raymond Archambault, Jacques Hamelin

Durée : 1 min 43 s

Dernière modification :
14 octobre 2008


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