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Au camp de Kananaskis

Date de diffusion : 25 juin 2002

En juin 2002, la ville de Kananaskis est l'hôte du Sommet du G8, une occasion pour le journaliste Claude Desbiens de rappeler que, 60 ans plus tôt, s'y érigeait un camp d'internement pour des soldats allemands faits prisonniers sur les fronts européens ainsi que des Canadiens d'origine allemande et italienne.

Le camp de Seebee-Kananaskis, en Alberta, ouvre ses portes en septembre 1939, tout comme les camps de Kingston et de Petawawa, tous deux en Ontario.

Le camp de Kananaskis accueille tout d'abord des Canadiens d'origine allemande et italienne ou encore des communistes. Des officiers et des soldats allemands, faits prisonniers sur les fronts européen et africain, y sont ensuite internés et il devient éventuellement un camp « super noir », c'est-à-dire accueillant des soldats dont l'allégeance nazie est reconnue. Il ferme en juin 1946.

Au camp de Kananaskis

• Il faut faire une distinction entre les prisonniers de guerre et les internés. Les premiers sont des militaires ennemis emprisonnés et sont soumis à la Convention de Genève, si le pays hôte adhère à cette convention. On les désigne sous l'acronyme de POW, soit « prisoner of war ».

• Les internés sont des civils canadiens, ou d'origine étrangère et vivant au Canada, considérés dangereux pour la sécurité du pays.

• À la demande du gouvernement britannique, le Canada interne également des civils allemands réfugiés et internés en Angleterre depuis le début des hostilités, dont des Juifs allemands ayant fui le régime nazi. Des Juifs ont d'ailleurs été internés au camp de Fredericton, au Nouveau-Brunswick, et de l'Île-aux-Noix, au Québec.

• Hermann Mayrhofer, un immigrant reçu d'origine allemande qui vivait en Colombie-Britannique à la fin des années 1930, poursuit, en 1992, le gouvernement de Canada pour avoir été détenu dans des camps au Manitoba et au Nouveau-Brunswick, de 1939 à 1944, puis ensuite déporté vers l'Allemagne.

• Il sollicite des dommages-intérêts pour crime contre l'humanité ou un dédommagement équivalent à celui payé par le Canada aux Japonais internés pendant les années de guerre. Sa requête sera déboutée par le juge de la Cour fédérale du Canada, Max Mortimer Teitelbaum, en janvier 1993.

Au camp de Kananaskis

Média : Télévision

Émission : Le Sommet du G8 de Kananaskis

Date de diffusion : 25 juin 2002

Invité(s) : Serge Durflinger

Ressource(s) : Claude Desbiens

Durée : 4 min 16 s

Dernière modification :
14 octobre 2008


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