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Étrangers internés au Canada

Date de diffusion : 25 septembre 1988

Au moment où le gouvernement canadien s'excuse officiellement auprès des Japonais internés pendant la guerre, en octobre 1988, la radio de Radio-Canada présente une émission spéciale sur ces années noires de l'histoire canadienne.

Les Japonais ne furent pas les seuls Canadiens de souche étrangère à connaître les camps. En beaucoup moins grand nombre, des Italiens, des Allemands et des Autrichiens ont également été perçus comme « ennemis de l'intérieur » pendant le conflit.

Le 22 octobre 1988, le premier ministre conservateur Brian Mulroney s'excuse publiquement au nom du gouvernement fédéral auprès des survivants japonais ayant été internés.

Le Rapport final sur la mise en oeuvre de l'entente de redressement pour les Canadiens japonais, rendu public en 1988, comprenait des mesures de réparation, dont le versement de 21 000 $ aux Canadiens d'ascendance japonaise déplacés, internés ou déportés ainsi qu'une somme de 12 millions par l'entremise de l'Association nationale des Canadiens japonais (ANCJ), pour la mise en oeuvre d'activités qui contribueront au mieux-être de la communauté nippone canadienne.

Le gouvernement canadien avait invoqué la Loi sur les mesures de guerre pour justifier l'emprisonnement des Canadiens d'origine japonaise, italienne, allemande ou autrichienne. Or une des revendications des Canadiens japonais, en réparation des torts qui leur ont été infligés pendant le second conflit mondial, était l'abolition de cette loi. En 1988, la Loi sur les mesures de guerre est remplacée par la Loi sur les mesures d'urgence qui vise « à autoriser à titre temporaire des mesures extraordinaires de sécurité en situation de crise nationale et à modifier d'autres lois en conséquence ».

Les Canadiens japonais obtiennent également qu'aucune personne ne puisse être incarcérée sans pouvoir parler à un avocat.

Étrangers internés au Canada

• La Loi sur les mesures de guerre donne au gouvernement des pouvoirs spéciaux lui permettant de gouverner par décret lorsqu'il perçoit la menace « d'une guerre, d'une invasion ou d'une insurrection, réelle ou appréhendée ». L'État a également des pouvoirs plus importants en matière de détention, d'exclusion et de déportation d'immigrants.

• Cette loi a été utilisée trois fois au cours de l'histoire du Canada : pendant les deux grandes guerres mondiales et pendant la crise d'octobre au Québec, en 1970.

• Antonio Campobianco explique, pendant l'entrevue avec la journaliste Marie-Hélène Poirier, qu'on l'accusait d'appartenir à la Main Noire. Cette société secrète, fondée en 1911 en Serbie, veut secouer le joug de l'empire austro-hongrois. C'est cette organisation qui est responsable de l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, le 28 juin 1914.

• La mémoire de M. Campobianco fait peut-être défaut lorsqu'il fait référence à la Main Noire, car l'organisation cesse d'exister en 1917 et son action n'a pas dépassé les frontières des Balkans.

• Adrien Arcand, qui fut interné en 1940 pour ses sympathies nazies, a fondé le Parti national social-chrétien en 1934. Ce parti, qui ne comptera pas plus de 2000 membres à travers le pays, fusionne avec des groupes fascistes anglophones en 1938 pour devenir le Parti de l'unité nationale. Il fut l'une des rares organisations politiques canadiennes ouvertement fascistes des années 1930.

Étrangers internés au Canada

Média : Radio

Émission : Présent dimanche

Date de diffusion : 25 septembre 1988

Invité(s) : Antonio Capobianco, Richard Cléroux, Jacques Lacoursière, Akira Namba, John Thompson, Margie Umezuki

Ressource(s) : Marie-Hélène Poirier

Durée : 33 min 19 s

Dernière modification :
20 juin 2008


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