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Enquête sur les prisonniers de guerre au Canada

Date de diffusion : 7 mai 1995

Le journaliste Yves Bernard s'est penché sur la vie des prisonniers allemands au Canada. Il a publié un ouvrage intitulé Trop loin de Berlin, qui rassemble les récits de nombreux détenus. Son enquête l'a conduit jusqu'en Allemagne et en Autriche où il a rencontré d'anciens prisonniers détenus au Canada.

Dans cette entrevue, Yves Bernard explique qu'il vise par ses recherches à « combler ce blanc de mémoire collectif » en levant le voile sur cet épisode peu connu de l'histoire canadienne. Il souligne les ratés du gouvernement canadien dans ce dossier : improvisation dans l'organisation des camps, internement des réfugiés juifs.

Les grandes compagnies papetières au Québec et en Ontario, telles Abitibi Power and Paper, Price Brother, Pulpwood Co. Ltd, emploient des centaines de prisonniers de guerre allemands dans les chantiers pour la coupe du bois. Avec l'intensification de l'effort de guerre et la conscription, la main-d'œuvre se fait de plus en plus rare au pays. Les prisonniers de guerre sont donc mis au travail afin de combler le manque de bras. À partir de 1944 en particulier, l'emploi des prisonniers de guerre dans les camps de travail s'intensifie.

Situés dans des régions isolées en pleine forêt, ces camps forment des prisons naturelles et présentent peu de danger d'évasion.

Enquête sur les prisonniers de guerre au Canada

• D'octobre à décembre 1942, le gouvernement canadien menotte certains officiers captifs au Canada en guise de protestation contre des actions semblables entreprises par les Allemands à l'égard des prisonniers alliés. Une mutinerie éclate alors au camp de Bowmanville, en Ontario, qui fera plusieurs blessés parmi les gardes et les détenus.

• Les prisonniers se barricadent dans leurs baraques et refusent de se présenter à l'appel nominal. Un détachement de 200 soldats canadiens est envoyé en renfort. Après trois jours de siège, les bâtiments sont saccagés.

• Au Québec, des camps forestiers employant des prisonniers allemands sont ouverts aux confins de la Mauricie et de l'Abitibi et dans le secteur de Dolbeau au Lac-Saint-Jean.

• En janvier 1944, une centaine de prisonniers sont transférés du camp de Lethbridge en Alberta vers les chantiers de la compagnie Price à Saint-Ludger-de-Milot. Ils reçoivent 50 cents par jour pour leur travail.

• Les tensions sont vives dans certains camps de travail. Ainsi, les prisonniers de guerre refusent de travailler par les jours de froid intense. Ils réclament constamment des rations de nourriture plus élevées et organisent des arrêts de travail. Le directeur de la compagnie Price déclare dans son rapport en février 1944 que la production des prisonniers est moins rentable que celle des civils et ferme le chantier de Dolbeau en mai 1944.

• À partir de 1944, plusieurs prisonniers sont aussi employés comme main-d'œuvre dans des fermes. Certains ne sont pas pressés de retourner en Allemagne et expriment leur intention de rester au Canada.

Enquête sur les prisonniers de guerre au Canada

Média : Radio

Émission : Dimanche magazine

Date de diffusion : 7 mai 1995

Invité(s) : Yves Bernard

Ressource(s) : Danny Braün, Ginette Lamarche

Durée : 10 min 02 s

Dernière modification :
19 janvier 2005


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