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Rapport accablant pour les Forces canadiennes en Somalie

Date de diffusion : 2 juillet 1997

Piètre commandement, piètre encadrement, piètre organisation : c'est en ces termes que le président de la commission d'enquête, le juge Gilles Létourneau, annonce le dépôt du rapport sur les évènements survenus en Somalie, comme il l'explique à Mario Montpetit. Le rapport conclut qu'il y a eu manquement à plusieurs endroits : dans le fonctionnement de la chaîne de commandement, dans la planification de la mission, dans le respect de la discipline, entre autres.

Selon le juge Létourneau, la débâcle somalienne est carrément imputable à l'état-major des Forces armées canadiennes. Une mission mal définie au départ, une mauvaise planification, un changement d'objectif en cours de route, pas assez de troupes et, surtout, des troupes inaptes à la tâche. Les autorités militaires auraient dû répondre qu'elles étaient dans l'impossibilité de remplir la mission. Cela n'a pas été fait, avec les résultats que l'on connaît.

Le juge Létourneau vise principalement l'ancien chef d'état-major John de Chastelain, le général Ernest Beno, le colonel Serge Labbé, le lieutenant-colonel Carol Mathieu, le général Jean Boyle, jugé trop cachottier, et l'amiral Larry Murray. Cependant, n'ayant pu compléter son enquête, la commission ne pouvait pas blâmer nommément ceux qui avaient pu commettre des gestes répréhensibles. Encore une fois ce sont les soldats, les sous-officiers et les officiers subalternes qui ont porté toute la responsabilité de l'affaire.

Rapport accablant pour les Forces canadiennes en Somalie

• Bien qu'aucune accusation civile n'ait été porté contre eux, certains hauts chefs militaires subirent les contrecoups de l'affaire somalienne. Ainsi, le général Jean Boyle, sous la pression politique liée à l'affaire somalienne, démissionne de son poste de chef de l'état-major en octobre 1996.

• Pour sa part, le commandant du Régiment aéroporté, le lieutenant-colonel Carol Mathieu, après avoir été acquitté par une cour martiale, quitte les Forces canadiennes en 1995. En 1997, il devient chef de la sécurité internationale pour la compagnie minière Cambior.

• Le colonel Serge Labbé voit sa carrière militaire péricliter après la mission somalienne. Une promotion au grade de brigadier général lui est refusée pour la raison qu'il n'a pas été à la hauteur de ses responsabilités en Somalie. Le commandement du collège militaire de Kingston lui échappe pour les mêmes raisons. En 2002, il poursuivait sa carrière en Europe dans le cadre de l'OTAN, toujours avec le grade de colonel.

Rapport accablant pour les Forces canadiennes en Somalie

Média : Radio

Émission : Les Actualités (radio)

Date de diffusion : 2 juillet 1997

Invité(s) : Gilles Létourneau

Ressource(s) : Mario Montpetit

Durée : 10 min 42 s

Dernière modification :
4 juin 2008


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