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Il a serré la main du diable

Date de diffusion : 31 octobre 2003

L'ancien représentant de la force militaire de l'ONU au Rwanda, Roméo Dallaire, accorde une entrevue à Marie-France Bazzo. Il y parle longuement de la faillite de l'humanité dans le drame rwandais. À ses yeux, il avait le devoir d'écrire ce livre. La première phrase du volume de quelque 650 pages est éclairante : « Ce livre a trop tardé, et je regrette sincèrement de ne l'avoir écrit plus tôt. »

J'ai serré la main du diable : La faillite de l'humanité au Rwanda relate, au jour le jour, la mission du général Dallaire et des Casques bleus.

La rédaction de cet ouvrage a eu un effet thérapeutique sur Roméo Dallaire. Il y raconte en détail les événements menant au génocide, les 100 jours d'horreur jusqu'à son départ, en août 1994, du Rwanda. Il revient constamment sur une question éthique : « Sommes-nous tous des êtres humains, où (sic) certains d'entre nous sont-ils plus humains que d'autres? ».

S'il constate les erreurs du Conseil de sécurité, celles de Kofi Annan, des Français, des Belges et des Américains, le général Dallaire n'affirme pas moins que la responsabilité proprement dite du génocide échoit exclusivement aux Rwandais, « qui l'ont planifié, commandé, supervisé et finalement dirigé ».

Il a serré la main du diable

• Pour l'écriture de son livre, Roméo Dallaire a été aidé par Sian Cansfield, une recherchiste de la maison d'édition Random House. Originaire du pays de Galles, elle a vécu à Toronto depuis le début des années 1980 jusqu'à sa mort, travaillant comme journaliste et recherchiste à la pige, entre autres pour l'émission The Fifth Estate du réseau anglais de Radio-Canada.

• Sian Cansfield s'est suicidée avant la fin de la rédaction du livre, en 2002. Elle avait 44 ans.

• Ce que Roméo Dallaire ne raconte pas dans son livre, c'est son retour au pays. Plus tard, au fil des entrevues qu'il accordera à de nombreux médias, il avouera avoir sombré dans la dépression. Se réfugiant dans l'alcool, il tentera également de mettre fin à ses jours.

• Roméo Dallaire quitte les Forces canadiennes en 2000. Pour sauver de l'oubli le génocide rwandais, il prend son bâton de pèlerin et devient conférencier. Il est nommé sénateur en 2005.

• Tout au long de son récit, Roméo Dallaire souligne l'incompétence de celui qui fut son patron jusqu'en mai 1994 au Rwanda, Jacques-Roger Booh Booh, le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU Boutros Boutros-Ghali.

• En 2005, Booh Booh publie un livre ressemblant davantage à un règlement de compte : Le patron de Dallaire parle : Révélations sur les dérives d'un général de l'ONU au Rwanda. Il y affirme que Dallaire a saboté l'action diplomatique de la mission onusienne.

Il a serré la main du diable

Média : Radio

Émission : Indicatif présent

Date de diffusion : 31 octobre 2003

Invité(s) : Roméo Dallaire

Ressource(s) : Marie-France Bazzo

Durée : 25 min 42 s

Dernière modification :
11 mars 2008


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