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CBC Digital Archives

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Surveiller un cessez-le-feu factice

Date de diffusion : 30 mars 1973

Le 27 janvier 1973, après cinq ans de négociations ardues, les accords de Paris sont signés, amenant l'espoir d'une résolution définitive du conflit. Ils prévoient la libération de civils et de prisonniers de guerre et la tenue d'élections libres au Sud. Les États-Unis reconnaissent l'indépendance et l'intégrité territoriale du Vietnam, s'engagent à cesser toute ingérence sur son territoire, et retirent leurs effectifs militaires du pays. En partant, ils prendront soin, cependant, de laisser pour 5 milliards de dollars de matériel de guerre au gouvernement proaméricain Thieu... C'est ce qu'on a appelé la vietnamisation du conflit.

Les accords de Paris entraînent la création d'une nouvelle Commission internationale de contrôle et de surveillance (CICS). Le Canada accepte d'y jouer un rôle, mais veut éviter à tout prix de revivre l'expérience fort contestée de la première CISC. Il opte donc pour une diplomatie « bavarde » et s'engage pour 60 jours, sous réserve de se retirer advenant le non-respect de l'entente par les belligérants. Deux mois plus tard, comme le constatent les intervenants dans ce reportage, le cessez-le-feu n'existe toujours pas et la CICS peine à accomplir son travail.

Le 30 mars 1973, malgré le peu de progrès accompli depuis la signature des accords, le Canada accepte de prolonger sa participation de 60 jours. Il craint, en quittant prématurément, d'anéantir tout espoir d'en venir à obtenir un cessez-le-feu réel. N'oubliant pas s'être fait sévèrement reprocher sa diplomatie discrète et son manque de transparence par le passé, il mise sur une approche résolument ouverte et impartiale. Mais l'analyse de ses agissements au sein de la CICS révèle une fois de plus son parti pris pour Saigon et sa tendance à légitimer la position américaine.

Surveiller un cessez-le-feu factice

• La Commission internationale de contrôle et de surveillance de 1973 est formée du Canada, de l'Indonésie, de la Pologne et de la Hongrie.

• En juillet 1973, constatant qu'aucune des parties n'a respecté l'entente, le Canada se retire définitivement de la CICS et est remplacé par l'Iran.

• L'effort de neutralité du Canada n'est pas étranger à son désir de participer à la reconstruction du pays une fois la guerre terminée. C'est pourquoi, pour la première fois, il accepte d'acheminer de l'aide au Nord Vietnam en 1973.

• En octobre 1973, les accords de Paris sont déclarés caducs par le Nord Vietnam. Les affrontements se poursuivent sans répit. Au Sud, le gouvernement proaméricain Thieu et le gouvernement révolutionnaire provisoire (GRP), d'allégeance communiste, se disputent le territoire. Le Nord veut réunifier le pays, par la force s'il le faut. En avril 1975, Thieu est défait et les communistes entrent dans Saigon.

Surveiller un cessez-le-feu factice

Média : Télévision

Émission : Le 60

Date de diffusion : 30 mars 1973

Invité(s) : Lionel Couture, Michel Gauvin, Nguyen Van Huyen, Dicong Van Minh

Ressource(s) : Raymond Grenier

Durée : 12 min 24 s

Audio d'une émission de télévision

Dernière modification :
2 septembre 2004


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