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Guerre du Vietnam : la position du Canada contestée

Date de diffusion : 17 mai 1967

En ce 17 mai 1967, les invités de Jacques Keable sont quasi unanimes. Le Canada doit, sans équivoque, se dissocier de Washington et modifier sa politique à l'égard du Vietnam. Quatre jours plus tôt, le président du Conseil privé, Walter Gordon, s'est distancié de la position officielle canadienne en dénonçant ouvertement les bombardements américains au Vietnam. Ce geste constitue une première au sein du gouvernement Pearson, qui se trouve alors placé dans une situation des plus délicate.

Jusque-là, le gouvernement Pearson s'est gardé, sauf exception, de critiquer Washington. Tout au plus, s'avance-t-il à dire que le recours à la force ne peut, seul, résoudre les différends. Pearson, comme Paul Martin père, croient à la diplomatie discrète, voire secrète, et préfèrent éviter de prendre parti pour l'un ou l'autre camp, de peur de nuire aux efforts de paix. Le Canada affirme cependant le droit à l'autodétermination du peuple vietnamien et favorise un retour au but même des accords de Genève de 1954, soit la réunification du pays, placée sous surveillance internationale.

Le gouvernement canadien a beau présumer de sa neutralité, les critiques à son endroit se font plus acerbes. Accusations de vente d'armes et d'espionnage pour le compte des États-Unis ternissent sa réputation. Étudiants, professeurs d'université, mouvements sociaux et religieux, membres de l'opposition pressent Ottawa de retirer toute forme d'appui à Washington comme au régime de Saigon. Ce n'est qu'à la fin de 1967 que le Canada s'aligne sur la position du secrétaire général des Nations Unies, U Thant, qui réclame avec fermeté l'arrêt des bombardements sur le Nord Vietnam afin de permettre l'ouverture des négociations.

Guerre du Vietnam : la position du Canada contestée

• Les missions diplomatiques de Chester Ronning en 1966 comptent au nombre des initiatives du Canada pour la paix. Paul Martin père envoie le diplomate à Hanoi à deux reprises. Son objectif : trouver un terrain d'entente entre les belligérants. Il obtient du Nord qu'il réduise ses exigences préalables à une négociation, mais les Américains, davantage préoccupés de poursuivre leurs campagnes de bombardements et d'obtenir une victoire militaire, refusent d'en tenir compte. Les missions de Ronning, que Washington voyait d'un bien mauvais œil, se soldent par un échec.

• Le 2 avril 1965, Pearson soulève l'ire du président Lyndon B. Johnson lors d'un discours qu'il donne à Philadelphie. Tout en légitimant les points de vue et agissements de Washington, il se montre perplexe quant à la puissance dissuasive des bombardements intensifs menés sur le Nord Vietnam. Il avance, avec prudence, que leur suspension pourrait peut-être favoriser le recours à la diplomatie. La petite histoire raconte que lors d'une rencontre ultérieure le Président, furieux de cette déclaration, empoigna Pearson par le revers de la veste, sous le regard ahuri de l'ambassadeur du Canada à Washington.

Guerre du Vietnam : la position du Canada contestée

Média : Télévision

Émission : Tirez au clair

Date de diffusion : 17 mai 1967

Invité(s) : André Charbonneau, Stephan Clarkson, Julien Constantin, Marcel Leblanc, Gaétan Legault, Roger Nadeau, Julia Richer, Ghyslain Roy, Yves Thériault, Gaétan Tremblay, Michel Van Schendel

Ressource(s) : Jacques Keable

Durée : 24 min 42 s

Audio d'une émission de télévision

Dernière modification :
6 juin 2006


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