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Au moins 85 000 réfractaires américains au Canada

Date de diffusion : 15 juin 1970

D'après les chiffres du comité JOY, il y aurait au moins 85 000 réfractaires au Canada. Il en rentrerait de six à dix tous les jours, pour moitié déserteurs, pour moitié objecteurs de conscience. Certains sont accompagnés de leur conjointe et de leurs enfants. La première vague d'arrivants, du milieu des années 1960 jusqu'à 1969, était composée principalement d'universitaires et d'intellectuels qui étaient opposés par principe à la guerre au Vietnam.

La deuxième vague d'immigration comprenait en grande partie de jeunes hommes étant partis dès qu'ils apprenaient qu'ils étaient appelés, ainsi que des déserteurs. Il y eut également un troisième groupe d'immigrants américains qui arrivèrent alors que la conscription était terminée, mais qui craignaient qu'elle recommence ou que leurs prises de position contre la guerre leur causent des ennuis aux États-Unis.

Les divers comités, à Montréal et dans les autres villes canadiennes, aidaient les jeunes Américains – ils avaient généralement entre 18 et 25 ans – à suivre les méandres du processus d'immigration, à se trouver un logement s'ils avaient de l'argent ou à être hébergés s'ils étaient démunis. Les familles québécoises francophones leur ouvraient plus facilement la porte que les anglophones.

Grâce au comité JOY, les nouveaux arrivants pouvaient suivre des cours de français trois fois par semaine afin de mieux s'intégrer dans la société québécoise.

Au moins 85 000 réfractaires américains au Canada

• La première vague d'immigration américaine vers le Canada a lieu à la fin du XVIIIe siècle alors que les Loyalistes, fidèles à la Couronne britannique, fuient les États-Unis après la Révolution américaine. Au Québec, c'est à Montréal et dans les Cantons de l'Est qu'ils s'installent. Jusqu'en 1820, ils sont des dizaines de milliers à s'installer dans les comtés de Huntingdon, Mississiquoi et Beauharnois, entre autres.

• Si les familles québécoises francophones sont plus accueillantes envers les réfractaires, c'est certainement dû au fait que les Québécois ont majoritairement refusé, lors des deux grandes guerres mondiales, la conscription.

• En 1970-1971, les citoyens américains forment 21 % des professeurs des facultés en sciences humaines canadiennes, 20 % en sciences sociales et 8 % en sciences pures. Selon le recensement de 1991, environ 10 % des professeurs d'université sont nés aux États-Unis. On les retrouve principalement dans les quelques grandes universités canadiennes, dont l'université de Toronto, l'Université McGill de Montréal et l'université de Colombie-Britannique.

Au moins 85 000 réfractaires américains au Canada

Média : Radio

Émission : Présent édition métropolitaine

Date de diffusion : 15 juin 1970

Invité(s) : Ray Brassard

Ressource(s) : France Demers, Jean Paré

Durée : 5 min 31 s

Dernière modification :
8 novembre 2002


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