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Le Canada, refuge des déserteurs
Date de diffusion : 23 mai 1969
Le nombre exact de jeunes Américains réfugiés au Canada n'a jamais été recensé, ceux-ci entrant souvent illégalement au pays. Les estimations les plus généreuses avancent le chiffre de 100 000 personnes, hommes et femmes, ayant trouvé refuge au Canada. Certaines données, plus modérées, estiment à 50 000 le nombre de réfugiés.C'est principalement à Toronto, Vancouver et Montréal que les réfractaires s'installent, accueillis par des comités locaux.
Le gouvernement libéral canadien était-il complaisant envers les insoumis américains? Les opinions divergent. Selon un article de Shafer Parker, publié en 2000 dans The Report Newsmagazine d'Alberta, le Canada permettait aux déserteurs de faire une demande de résidence permanente après leur entrée au pays à titre de visiteurs. L'attitude du gouvernement aurait changé en 1969 alors que Allan MacEachen était ministre de l'Immigration. À partir de cette année, le Canada aurait refusé les immigrants américains incapables de prouver qu'ils n'étaient pas déserteurs.
Selon le ministère de l'Immigration du Canada cependant, dès le début de la guerre, le Canada aurait refusé d'accueillir les citoyens américains qui ne pouvaient pas prouver qu'ils avaient été renvoyés du service militaire. Le gouvernement canadien aurait été plus accueillant envers les objecteurs de conscience, plus souvent des jeunes universitaires provenant de la classe moyenne, qu'envers les déserteurs, issus généralement des milieux ouvriers et pauvres.
Le Canada, refuge des déserteurs
• Citoyenneté et Immigration Canada estime que le pays a reçu entre 30 000 et 40 000 réfractaires et déserteurs américains. En 1971 et 1972, les Américains ont représenté la part la plus importante des immigrants au Canada. Les immigrants de la guerre du Vietnam constitueraient « le groupe d'immigrants le plus important et le plus instruit que notre pays n'ait jamais accueilli », selon le ministère.• Parmi les Américains ayant immigré au Canada pendant la guerre du Vietnam, on compte Gerald Wiviott, aujourd'hui professeur de psychiatrie à l'Université McGill à Montréal. Wiviott ne fut cependant ni objecteur de conscience ni déserteur, ayant servi pendant un an au Vietnam. Bouleversé par ce qu'il voit au cours de cette année, il déménage à Montréal peu de temps après son retour.
• Quelques autres immigrants de la guerre du Vietnam ayant fait leur marque au Canada : - Le critique de cinéma Jay Scott, qui a travaillé pour le quotidien torontois The Globe and Mail de 1978 jusqu'à sa mort, en 1993. - Le sociologue John Hagan et auteur de l'ouvrage Northern Passage : American Vietnam War Resisters in Canada (Toronto, Ontario). - L'urbaniste Michael Goldberg (Vancouver, Colombie-Britannique). - Le journaliste indépendant Mick Lowe (Sudbury, Ontario). - Le musicien Jesse Winchester, qui devint citoyen canadien en 1973. - L'animateur de la radio CBC Andy Barrie (Toronto, Ontario).
Le Canada, refuge des déserteurs
Média : Radio
Émission : Commentaires (radio)
Date de diffusion : 23 mai 1969
Ressource(s) : Guy Cormier
Durée : 5 min 37 s
Dernière modification :
15 octobre 2002
Télévision
27 min 27 s
Les 21 et 22 octobre 1967, des dizaines de milliers d'Américains manifestent contre la guerre au Vietnam.
Draft-dodgers : insoumis, déserteurs et réfractaires
Au moins 85 000 réfractaires américains au Canada
Soirée entre compatriotes
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L'amnistie Carter
« Le Vietnam aux Vietnamiens »
Des Canadiens s'expriment sur la guerre du Vietnam
Le Canada complice de la guerre du Vietnam









Le Canada, refuge des déserteurs.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 15 octobre 2002.
[Page consultée le 20 mai 2013.]