Aller au menu Plan du site
  • Taille normale
  • Taille moyenne
  • Grande taille

CBC Digital Archives

Accueil · Guerres et conflits · Guerre froide · L'abri antiatomique de Mme Feltus

L'abri antiatomique de Mme Feltus

Date de diffusion : 10 mars 1965

L'Organisation des mesures d'urgence encourageait à se tenir prêt à demeurer jusqu'à quatorze jours dans l'abri. L'approvisionnement suggéré était de la nourriture conservée dans des contenants hermétiques, de l'eau, une radio à piles, une trousse de premiers soins, des vêtements, des articles de toilette, des combustibles et… des loisirs.

Sainte-Brigitte-de-Laval, où demeure Madame Feltus, est une petite ville située a environ vingt kilomètres au nord de la ville de Québec, l'une des zones cibles canadiennes où pourrait exploser une bombe nucléaire.

Dans l'abri de Madame Feltus, on peut voir des guides de survie en cas d'attaque nucléaire. L'une de ces brochures datant de 1961, et titrée 11 étapes pour la survivance, fut produite par l'Organisation des mesures d'urgences. Il y est expliqué ce que les Canadiens devraient faire pour protéger leur famille en cas de guerre nucléaire.

Voici les 11 étapes de la survivance tels que mentionnées dans la brochure :
1. Connaître les effets des explosions nucléaires.
2. Apprendre les faits concernant les retombées radioactives.
3. Être au courant des signaux d'avertissement et posséder un appareil de radio à piles.
4. Avoir un abri pour se réfugier.
5. Tenir prêt un approvisionnement d'urgence pour quatorze jours.

Les 11 étapes de la survivance (suite)
6. Savoir comment prévenir et combattre les incendies.
7. Connaître les principes du secourisme et les soins infirmiers à domicile.
8. Apprendre les données concernant la propreté d'urgence.
9. Savoir comment se débarrasser de la poussière radioactive.
10. Être au courant des plans d'urgence de votre municipalité.
11. Élaborer un plan pour votre famille (et si vous êtes seul, pour vous-même).

L'abri antiatomique de Mme Feltus

• L'énergie libérée par une bombe nucléaire dépend de sa grosseur. Si l'explosion se produit dans les airs, l'onde de choc et les dégâts sont amplifiés.

• Une bombe éclatant au sol crée un immense cratère. Ce type d'explosion entraîne davantage de retombées radioactives, le nuage de l'explosion pouvant être déplacé par les vents. Ainsi, si une bombe nucléaire éclatait aux États-Unis, des particules radioactives pourraient atteindre plusieurs régions du Canada.

• Après deux jours, les retombées radioactives perdent plus de 99% de leur intensité. Malgré tout, le pourcentage restant peut causer des dommages si les radiations d'abord émises étaient très puissantes. Une personne protégée par un abri évite ainsi d'être exposée aux radiations les plus fortes d'une explosion nucléaire.

• Cette baisse de l'intensité de la radioactivité permet également aux survivants de sortir de leurs abris quelques secondes pour se débarrasser des déchets et des ordures ménagères.

• Le 5 août 1963, les États-Unis, l'Union soviétique et la Grande-Bretagne signent un traité interdisant les essais nucléaires en mer, dans l'atmosphère ou dans l'espace. Ce traité omet de légiférer sur les essais souterrains.

• Cinq ans plus tard, le 1er juillet 1968, un traité de non-prolifération des armes nucléaires est signé. Il oblige les pays possédant des armes nucléaires à entreprendre des opérations de désarmement et à permettre des inspections de leurs armes. Il interdit également à de nouveaux pays à obtenir l'arme nucléaire.

L'abri antiatomique de Mme Feltus

Média : Télévision

Émission : Aujourd'hui (1962-1969)

Date de diffusion : 10 mars 1965

Invité(s) : Mme Feltus

Durée : 9 min 46 s

Dernière modification :
28 janvier 2011


Fin de la liste
    etoile etoile etoile etoile etoile
  • Évaluez
  • Partagez ce clip
  • Citez ce clip




Découvrez aussi
Vox populi sur le choix d'un drapeau
Télévision
1 min 47 s
Que pensent les Canadiens du règlement de clôture imposé par le gouvernement?
Saskatchewan et Québec, même défi?
Télévision
11 min 35 s
Jules Lamarre compare le coût des services de santé, le nombre de médecins au Québec et en Saskatchewan dans les années 1960.