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Pierre Vallières retrouve la liberté

Date de diffusion : 26 janvier 1972

Le 24 janvier 1972, le felquiste Pierre Vallières se livre à la justice après cinq mois de vie clandestine. Le lendemain, il retrouve la liberté après avoir comparu au palais de justice de Montréal. Ces événements surviennent peu après la publication d'un texte dans Le Devoir intitulé « Le FLQ et les grandes leçons d'octobre 1970 », dans lequel Vallières condamne la violence comme solution au problème du Québec et se dissocie publiquement du Front de libération du Québec (FLQ).

Invité à l'émission Format 30, le militant répond aux questions des journalistes Wilfrid Lemoine et Andréanne Lafond.

Dans l'ouvrage L'Urgence de choisir publié en 1971 aux éditions Parti pris, Pierre Vallières rompt avec le Front de libération du Québec. Il demande « de faire cesser le felquisme sous toutes ses formes, y compris le felquisme verbal ».

L'activiste préconise des solutions démocratiques pour réaliser l'indépendance du Québec et incite les militants de la gauche à intégrer les rangs du Parti québécois. Vallières adhère lui-même au PQ. En 1974, il s'oppose cependant à l'étapisme préconisé par le parti et ne renouvelle pas sa carte de membre. De 1973 à 1975, il travaille au quotidien Le Devoir comme directeur adjoint de l'information.

Né le 22 février 1938 à Montréal, Pierre Vallières est écrivain et journaliste. De 1963 à 1964, il dirige la revue Cité libre puis, après son renvoi de cette revue, il participe à la fondation de la revue Révolution québécoise.

En 1965, Pierre Vallières rejoint les rangs du FLQ. Avec son copain Charles Gagnon, il fonde une nouvelle branche felquiste. Parmi leurs actions, les deux frères de combat entament une grève de la faim et manifestent devant le siège des Nations unies à New York, réclamant le statut de prisonniers politiques pour leurs camarades incarcérés au Québec. Le 26 septembre 1966, ils se font arrêter. Vallières rédige le livre-choc Nègres blancs d'Amérique derrière les barreaux, en moins de trois mois.

Pierre Vallières retrouve la liberté

• Le 5 mai 1966, une bombe posée par le FLQ explose à l'usine de chaussures Lagrenade, tuant une secrétaire. Incarcéré à la prison de Bordeaux, Vallières est accusé d'homicide involontaire et condamné à perpétuité le 5 avril 1968. Toutefois, un an plus tard, la cour d'appel ordonne la tenue d'un nouveau procès qui commue sa peine à trente mois de prison.

• Écrit en prison, l'essai Nègres blancs d'Amérique est remis à Gérald Godin des éditions Parti pris grâce à la complicité des avocats de Vallières. La publication de l'ouvrage en 1968 suscite une vive polémique. L'auteur y compare la situation des Québécois à celle des Noirs américains.

• Il soutient que les Canadiens français sont maintenus dans une infériorité économique et qu'ils doivent se libérer par la voie du socialisme et de l'indépendance politique.

• Pierre Vallières est un des fondateurs du comité de solidarité Québec-Bosnie. Il fait d'ailleurs deux séjours à Sarajevo. À la suite de son séjour de l'été 1995, il revient affaibli au Québec après avoir passé trois mois dans un petit appartement sans électricité ni eau courante.

• Il meurt le 22 décembre 1998 d'une défaillance cardiaque. Il était âgé de 60 ans. Un dernier hommage lui est rendu le 8 janvier à l'église Saint-Pierre-Apôtre, à Montréal.

Pierre Vallières retrouve la liberté

Média : Télévision

Émission : Format 30

Date de diffusion : 26 janvier 1972

Invité(s) : Pierre Vallières

Ressource(s) : Andréanne Lafond, Wilfrid Lemoine

Durée : 27 min 09 s

Dernière modification :
26 juin 2007


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