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CBC Digital Archives

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Triste jour de l'An

Date de diffusion : 1er janvier 1991

À la suite des déploiements de troupes irakiennes sur le Koweït, les États-Unis et l'URSS appellent tous les pays de la communauté internationale à prendre des « mesures pratiques ». Le Canada répond à l'invitation et envoie, le 10 août, 800 militaires et trois navires en direction du golfe Persique : les destroyers Athabascan, un porte-hélicoptères et le Terra Nova, un escorteur, de même qu'un bâtiment ravitailleur, le Protecteur. Le 1er janvier 1991, deux semaines avant le début de la guerre, de nouvelles troupes viennent remplacer celles déjà en place.

Au plus profond de la Sibérie, une nouvelle alliance, autrefois impensable, est en train de se dessiner. Avant d'apprendre l'invasion du Koweït, le secrétaire d'État américain, James Baker, et son homologue soviétique, Édouard Chevardnadze, se rencontrent pour discuter de la position des troupes irakiennes postées à la frontière du Koweït. Baker demande aux Soviétiques, qui entretiennent des liens privilégiés avec Bagdad, de calmer les élans belliqueux de Saddam Hussein. Chevardnadze pense qu'il s'agit de manœuvres d'intimidation. Mais lorsque la nouvelle de l'offensive tombe, les deux appellent la communauté internationale à sévir contre le dictateur.

Le jour même de l'invasion, l'ONU condamne les manœuvres de Saddam Hussein. Le vote de la résolution 660 exige le « retrait immédiat et inconditionnel de toutes les forces irakiennes aux positions qu'elles occupaient le 1er août ».

Pendant que des dirigeants de pays arabes tentent de raisonner Saddam Hussein, les Américains amorcent le plus formidable déploiement de forces depuis la guerre du Vietnam. Des sanctions économiques sont apportées pour dissuader l'Irak : rien à faire, Hussein ne bronche pas.

Triste jour de l'An

• Au lendemain de l'invasion de l'Irak sur le Koweït, le Canada joue un rôle diplomatique de premier plan au sein de l'ONU. L'ambassadeur canadien à l'ONU, Yves Fortier, en est le principal acteur, avec le ministre des Affaires étrangères, Joe Clark, et bien sûr le premier ministre, Brian Mulroney. Par exemple, lorsque les Américains, pressés d'utiliser la force, sont prêts à agir sans le consentement de l'ONU, c'est le Canada qui les fera changer d'idée.

• Le Canada devient un joueur important dans l'échiquier diplomatique de ce conflit grâce à sa position de membre du Conseil de sécurité des Nations Unies. En novembre 1988, le pays est élu pour deux ans à ce poste. Il reçoit 128 votes sur une possibilité de 160. Jamais un pays n'avait reçu un tel support. Le Canada est entré en fonction en janvier 1989. Son mandat s'est terminé à la fin 1990, soit avant que ne débute la guerre.

Triste jour de l'An

Média : Télévision

Émission : Téléjournal

Date de diffusion : 1er janvier 1991

Invité(s) : Lorraine Gagné, Robert George, Marie-Claude Rioux, Michel Vaillancourt

Ressource(s) : James Bamber, Céline Galipeau

Durée : 2 min 28 s

Dernière modification :
9 octobre 2009


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