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CBC Digital Archives

Accueil · Guerres et conflits · Anciens combattants · Militaires du Royal 22e Régiment

Période : 1914 - 2004

Militaires du Royal 22e Régiment

Le premier bataillon canadien-français de l'armée canadienne, le 22e bataillon, prend forme en 1914. Cette unité d'infanterie devient en 1921 le Royal 22e Régiment, dont le siège est situé à Québec. Les militaires de l'une des rares unités francophones de l'armée canadienne se battront lors des deux conflits mondiaux et en Corée. Le régiment participera par la suite à des missions de sécurité, de paix ou d'aide humanitaire.

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Bonjour...Au sujet de ce dernier soldat survivant de la guerre 1914/18, je trouve bizarre qu'il se dise dernier survivant de cette guerre. Mon père Aristide Lalonde, 3 matricules, a fait parti du fameux 22e, il s`est enrôlé à l`âge de 27 ans. Donc, votre vétéran de 108, si il s`est trouvé dans les tranchées en 1915, il avait donc 15 ans. Peut-être a-t-il essayé de se vieillir à cette époque comme beaucoup l`on fait. Je ne suis pas assuré qu`il ait fait parti de ce corps du 22e, puisque c`est le premier qui est parti d`Amherst, NS en 1915.
Mon opinion.

Soumis par : René Lalonde - la.londe.international@sympatico.ca


Un bataillon canadien-français sur le front

Date de diffusion : 17 janvier 1991

À l'été 1914, les francophones sont pratiquement absents de l'armée canadienne. C'est pourquoi en septembre, après l'entrée en guerre du Canada, des membres de l'élite canadienne-française s'entendent pour financer la création d'une unité francophone qui partirait se battre en Europe. Le 15 octobre 1914, le gouvernement de Robert Laid Borden permet officiellement la création de cette unité, le 22e bataillon.

L'historien Jean-Pierre Gagnon raconte la participation de ce bataillon à la Première Guerre mondiale.

Les 1024 hommes du 22e bataillon, commandés par le colonel Frédéric M. Gaudet, s'entraînent à la base de Saint-Jean-sur-le-Richelieu puis à Amherst, en Nouvelle-Écosse. Le 20 mai 1915, le bataillon quitte le port de Halifax pour se rendre en Grande-Bretagne. Après quelques semaines d'entraînement en Angleterre, les troupes se déplacent en France. En septembre, le bataillon et l'ensemble de la 2e division se joignent au premier contingent de 30 000 hommes qui s'était rendu en Europe pour former un corps d'armée canadien. Quelques jours plus tard, les militaires s'installent dans les tranchées.

Les soldats du bataillon d'infanterie francophone participeront à plusieurs combats en France et en Belgique. Deux batailles acharnées, celles des villages de Courcelette, en septembre 1916, et de Vimy, en avril 1917, donneront une excellente réputation aux militaires du 22e bataillon. Mais les exploits seront obtenus au prix de nombreuses vies, et une fois le bataillon du 22e au combat, il devra chercher des renforts dans 14 autres bataillons canadiens-français.

Un bataillon canadien-français sur le front

• Lors de la Première Guerre mondiale, qui s'étend de la fin de juillet 1914 au 11 novembre 1918, les « empires centraux » formés par l'Autriche-Hongrie et l'Allemagne affrontent les Alliés qui regroupent, entre autres la Serbie, la Belgique, la Russie, la France et la Grande-Bretagne. Encore très dépendantes de la Grande-Bretagne en matière de politique étrangère, les anciennes colonies britanniques se joignent automatiquement aux Alliés. Le Canada décide cependant de la forme que prendra sa contribution.

• Au moment où la guerre se déclenche, l'armée régulière du Canada compte moins de 3000 militaires dans ses rangs et une milice d'environ 55 000 hommes.

• Le 22e bataillon aura compté au total 5584 hommes dans ses rangs lors du premier conflit mondial. De ce nombre, 902 sont morts au combat, soit près du cinquième des troupes. Au cours de la Première Guerre mondiale, le Canada a envoyé en Europe 600 000 hommes, dont le dixième ont perdu la vie.

• La plupart des volontaires du 22e ne possèdent pas d'expérience militaire. Les hommes enrôlés sont jeunes, en moyenne 25 ans, célibataires, catholiques et généralement peu instruits.

• Personnage important de l'histoire canadienne, Georges Vanier était l'un des officiers fondateurs du 22e bataillon en 1914. Après avoir perdu une jambe dans le premier conflit, il commande le Royal 22e Régiment de 1924 à 1928. Georges Vanier fut tour à tour diplomate puis gouverneur général du Canada de 1959 à 1967, année de sa mort.

• Comme les Français, les volontaires canadiens-français de la Première Guerre vont se faire appeler « les poilus », surnom donné à cause des barbes portées par les militaires à chaque retour du front.

• Un autre bataillon célèbre est créé peu de temps avant le 22e. À la fin de l'été 1914, Hamilton Gault, un homme d'affaires montréalais, donne 100 000 $ de sa poche pour aider à la mise en place du Princess Patricia's Canadian Light Infantery, dont les troupes sont composées en majorité d'immigrants des îles britanniques.

Un bataillon canadien-français sur le front

Média : Radio

Émission : Au fil du temps

Date de diffusion : 17 janvier 1991

Invité(s) : Jean-Pierre Gagnon

Ressource(s) : André Champagne

Durée : 15 min 34 s

Dernière modification :
15 mai 2008


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