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Abandon de bases en Allemagne

Date de diffusion : 9 octobre 1970

Entre 1953 et 1993, sauf de 1959 à 1964, des militaires du régiment canadien-français sont postés en Allemagne dans le cadre d'une mission de l'OTAN. En novembre 1953, l'accueil au régiment en Allemagne est plutôt froid. Les habitants se rappellent les bombardements alliés qui ont beaucoup détruit leur pays.

À cause des compressions budgétaires dans la Défense canadienne, les militaires du Royal 22e se voient obligés de déménager à Lhar, dans la Forêt-Noire. Le colonel François Richard, interviewé en octobre 1970, commente l'opération.

Au début des années 1970, le gouvernement canadien réduit de moitié ses effectifs militaires en Allemagne. Le contingent canadien en Europe passe de 10 000 à 5000 hommes. Cette réduction entraîne le déménagement des bataillons d'infanterie du nord au sud de l'Allemagne, pour grouper les unités terrestres aux unités aériennes qui s'y trouvaient déjà. L'ennui pour l'effectif terrestre est que la bourgade de Lhar où il déménage se trouve à 450 km de Nuremberg, le lieu probable d'un déploiement en cas de guerre.

La présence sur le lieu de l'opération des familles des militaires du Royal 22e Régiment postés en Allemagne a permis la création d'une véritable communauté francophone à l'étranger. Des écoles francophones, un journal, un poste de radio bilingue de Radio-Canada et même un cinéma canadien se trouvent sur place.

Abandon de bases en Allemagne

• En 1957, 12 000 Canadiens participent à la mission de l'OTAN en Allemagne : 5500 dans la brigade d'infanterie et 6500 dans l'aviation.

• De juillet 1970 à juin 1971, les 561 fantassins du Royal 22e Régiment et leurs familles sont déplacés à Lahr, dans le sud de l'Allemagne, près de la base aérienne de Baden. En plus d'être déplacé dans cette région, le régiment relèvera dorénavant des armées du centre de l'Allemagne plutôt que de l'armée britannique du Rhin.

• L'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) est mise en place en avril 1949 afin de défendre l'Europe de l'Ouest contre la nouvelle menace soviétique. En plus des pays de l'Europe de l'Ouest et de la Scandinavie, le Canada et les États-Unis se joignent à cette alliance défensive. Le Canada enverra dès lors des troupes lors de missions de l'OTAN.

• En 1993, le premier bataillon du Royal 22e Régiment revient au Canada après 25 années passées en Allemagne et 6 mois en ex-Yougoslavie.

• Avant 1968, la formation et l'entraînement des recrues du Royal 22e Régiment se sont effectués à Saint-Jean, à Valcartier ou à la Citadelle de Québec. À partir de 1968, année où l'armée canadienne réunit la marine, l'infanterie et l'aviation, toutes les recrues francophones devront suivre des cours pendant 11 à 13 semaines au collège militaire de Saint-Jean-sur-le-Richelieu. L'entraînement pour l'infanterie, les blindés et l'artillerie pourra se poursuivre en français à Valcartier, pour ceux qui le désirent.

• Des hommes du Royal 22e Régiment participent à l'opération de l'armée canadienne pendant la crise d'octobre 1970. En plus d'un commando de parachutistes, 573 hommes du 3e bataillon débarquent à Montréal pour assurer une protection à plusieurs endroits, dont autour de la maison du maire.

• Des membres du Royal 22e Régiment assureront aussi la sécurité pendant les Jeux olympiques de 1976.

Abandon de bases en Allemagne

Média : Radio

Émission : Présent édition nationale

Date de diffusion : 9 octobre 1970

Invité(s) : François Richard

Ressource(s) : Jean Paré, Pierre Roelandts

Durée : 5 min 36 s

Dernière modification :
8 février 2006


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