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Des porcs, d'accord, mais pas dans ma cour

Date de diffusion : 6 octobre 1996

Le chiffre est symbolique : en 1995, l'industrie porcine québécoise passe le cap du milliard de dollars de chiffre d'affaires. La production est en hausse de 6 % cette année-là. On produit alors cinq millions de porcs par année.

Les premières oppositions se font sentir à Rivière-du-Loup en 1993. Puis, dans toutes les régions où l'industrie porcine se concentre, les manifestations se multiplient. C'est le syndrome du « pas dans ma cour », nous raconte la journaliste Rachel Brillant.

Désormais, la production est aux mains de six grands intégrateurs, qui accaparent plus de 40 % de la production québécoise. Et les demandes d'établissement de nouvelles porcheries continuent d'affluer.

Le gouvernement du Québec annonce alors que les nouvelles demandes ne seront plus traitées par les bureaux locaux de l'environnement mais directement par des fonctionnaires de Québec. Les producteurs, mécontents, voient cela comme un moratoire destiné à empêcher le développement de l'industrie porcine.

Les reproches à l'industrie porcine s'accumulent : en 1996, le rapport du vérificateur général du Québec est implacable : « D'un côté, le Ministère s'efforce de résoudre des problèmes environnementaux et, de l'autre, il continue d'encourager le développement d'exploitations agricoles qui ne se soucient pas de l'environnement. »

La même année, l'industrie fait son mea-culpa en annonçant un plan de cinq ans pour résoudre les problèmes de pollution.

Des porcs, d'accord, mais pas dans ma cour

• En 1996, le plus gros producteur de porcs du Québec, Fulgence Ménard, possède 200 porcheries et 500 000 porcs, pour un chiffre d'affaires annuel de 75 millions de dollars.

• Aux États-Unis, la firme Murphy Family Farms, en Caroline du Nord, produisait en 1996 autant de porcs que le Québec : cinq millions de bêtes.

• Selon le vérificateur général du Québec, en 1996, « le problème des surplus de fumier n'est pas attribuable à un nombre élevé d'exploitations agricoles. Seulement 405 producteurs causent 73,5 % des surplus; ce sont majoritairement de grandes entreprises de production porcine déclarant des chiffres d'affaires supérieurs à 500 000 dollars annuellement. »

• Il faudrait 60 000 camions-citernes de 13 600 litres (3000 gallons) chacun pour contenir les surplus de lisier de la seule région de Chaudière-Appalaches en 1996.

• En 1997, une étude du ministère de la Santé du Québec affirme que le taux de détresse psychologique augmente de 65 % dans les municipalités où sont élevés plus de 20 000 porcs.

Des porcs, d'accord, mais pas dans ma cour

Média : Télévision

Émission : La Semaine verte

Date de diffusion : 6 octobre 1996

Invité(s) : Claudette Archambault, Adrien Bouffard, Guy Buteau, Émilien Dauphin, Dominique Erpicum, Gilles Lachance, Arthur Roberge, Jacques Roy

Ressource(s) : Rachel Brillant, Yvon Leblanc

Durée : 6 min 50 s

Dernière modification :
6 avril 2005


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