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Des barrages qui empoisonnent
Date de diffusion : 28 octobre 1985
En 1985, les téléspectateurs du Point apprennent ce que chercheurs et autochtones savent déjà : les poissons consommés par certaines communautés autochtones du Nord-du-Québec contiennent un taux anormalement élevé de mercure. La consommation de poissons est interdite à la communauté crie de Chisasibi qui doit trouver d'autres moyens de se nourrir, entre autres en achetant des poissons congelés. Le responsable de cet état de fait est Hydro-Québec, selon les spécialistes.On retrouve trois formes de mercure : le mercure métallique pur, le mercure des composés inorganiques (tel le chlorure mercurique) et le mercure des composés organiques (tel le mercure de méthyle). C'est précisément le mercure de méthyle qui se trouve dans les installations hydrauliques, résultat de la moisissure de la végétation inondée par la construction des barrages.
Les polluants ainsi dégagés se concentrent dans la chaîne alimentaire, plus particulièrement dans le poisson, et peuvent y demeurer pendant un siècle.
En 1986, Hydro-Québec, les Cris et le gouvernement du Québec signent la Convention sur le mercure. Le comité sur le mercure créé pour exécuter la convention doit appliquer l'objectif principal du programme, à savoir réduire les risques pour la santé et prévoir des mesures de correction qui permettront aux Cris de continuer leurs activités d'exploitation et de conserver leur mode de vie.
Le dernier rapport d'activités du Comité de la Baie-James sur le mercure a été remis en 1997. Il conclut, entre autres, que les teneurs en mercure dans la chair des poissons demeurent plus élevées que celles en milieu naturel intact.
Des barrages qui empoisonnent
• Chisasibi est une des neuf communautés de la nation crie du Québec et compte 2800 personnes. Le village était situé, jusqu'en 1981, sur l'île de Fort George, anciennement l'île des Gouverneurs. En 1981, après la signature de la convention de Chisasibi, les membres de la communauté ont décidé, par référendum, de déplacer le village sur son emplacement actuel, à l'embouchure de la rivière La Grande, dans le Nord-du-Québec.• Certaines espèces de poisson vendues au Canada, tels que le requin, l'espadon et le thon (frais et congelé), contiennent des concentrations de mercure dépassant la limite de 0,5 ppm (partie par million) fixée par Santé Canada. Les concentrations de mercure dans ces espèces se situent généralement entre 0,5 et 1,5 ppm, permettant une consommation occasionnelle.
• Depuis les années 1970, le Canada a fixé à 0,5 ppm la teneur maximale en mercure des poissons vendus pour l'alimentation. L'Agence canadienne d'inspection des aliments est responsable d'assurer le respect de cette limite.
Des barrages qui empoisonnent
Média : Télévision
Émission : Le Point
Date de diffusion : 28 octobre 1985
Invité(s) : Abraham Bearskin, Luisa Ciofani, Philip Cox, Charles Dumont, Ted Moses, Steven Petawabano, Margaret Petawabano, Dominique Roy
Ressource(s) : Simon Durivage, Denis Labrecque, Pierre Nadeau
Durée : 13 min 27 s
Dernière modification :
5 février 2004










Des barrages qui empoisonnent.
Les Archives de Radio-Canada.
Société Radio-Canada.
Dernière mise à jour : 5 février 2004.
[Page consultée le 11 février 2012.]