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« Marmota vancouverensis »

Date de diffusion : 28 janvier 2001

Envahie par l'être humain, l'aire de répartition de la marmotte de l'île de Vancouver s'est considérablement réduite depuis quelques décennies. En 2000, selon Environnement Canada, il n'existait plus que 36 de ces mammifères en liberté et 40 en captivité. Vingt ans plus tôt, ils étaient plus de 200 à l'état sauvage.

La réalisatrice Thérèse Champagne s'est intéressée au sort de la marmotte de Vancouver. Afin de mieux comprendre le destin de ce petit rongeur, elle s'est déplacée dans son milieu naturel, les collines de l'île de Vancouver.

La marmotte de l'île de Vancouver ressemble à la marmotte commune et vit dans des terriers. Cet herbivore se distingue de sa cousine par ses taches blanches sur le museau, le front, la poitrine et l'abdomen. La marmotte de Vancouver préfère des habitats couverts de pentes abruptes. Les avalanches, qui nettoient ces parois au printemps, permettent aux marmottes de profiter d'un fourrage précoce et de certaines espèces d'arbres.

L'exploitation forestière a réduit des deux tiers l'aire géographique originale des marmottes de Vancouver.

Des populations de marmottes de l'île de Vancouver se sont installées dans des territoires de coupe. L'exploitation forestière a obligé la concentration du rongeur dans une zone limitée. Les rongeurs y sont plus vulnérables aux chutes de neige et aux prédateurs, comme le loup et le couguar. De plus, quinze ans après la coupe, la pousse des arbres oblige un déplacement des marmottes.

La réintroduction dans leurs habitats subalpins d'origine de marmottes élevées en captivité aux zoos de Calgary et de Toronto pourrait permettre le rétablissement de l'espèce.

« Marmota vancouverensis »

• Les organismes de protection des animaux rivalisent d'originalité pour amasser des fonds. Au Québec, le projet Rescousse s'est associé avec un brasseur. Pour chaque bouteille vendue de la bière Escousse, le Fonds international pour la protection des animaux reçoit une redevance.

• Chaque année, la bière Escousse est « brassée à la santé » d'une espèce vulnérable du Canada. Depuis 2002, le projet a fait connaître les situations du pluvier siffleur, de la rainette faux-grillon de l'Ouest et de l'achikunipi.

• Un animal moins charismatique que la marmotte de l'île de Vancouver a eu droit à sa propre réserve naturelle. En effet, l'habitat de la pipistrelle de l'Est, une chauve-souris en péril au Québec, est désormais protégé. En 2001, le gouvernement du Québec décide d'interdire l'accès à une ancienne mine de l'Estrie, où la pipistrelle et quatre autres espèces de chauves-souris hibernent l'hiver.

• Des races d'animaux domestiques peuvent également se trouver en péril. Ainsi, la vache canadienne , descendante du bétail présent à l'époque de la Nouvelle-France, se raréfie dans les fermes canadiennes.

• Le Front commun pour la protection du patrimoine agricole du Québec défend la survie des dernières vaches canadiennes. Dans les années 1970, le croisement avec une autre race, la Suisse brune, a décimé les troupeaux pur sang de vaches canadiennes.

« Marmota vancouverensis »

Média : Télévision

Émission : La Semaine verte

Date de diffusion : 28 janvier 2001

Invité(s) : Andrew Bryant, Malcolm Mcadie, Craig Neeser

Ressource(s) : Lucie Bergeron, Thérèse Champagne

Durée : 9 min 57 s

Dernière modification :
7 octobre 2008


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