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L'écologie insulaire

Date de diffusion : 30 mai 1970

Pourquoi étudier les îles? L'écologie comporte trop de variables : climat, compétiteurs, parasites venus de l'extérieur du milieu, sans oublier l'impact des activités humaines. Impossible d'obtenir un contrôle total du milieu étudié, à moins de se confiner aux travaux de laboratoire. Les îles, vases clos écologiques où plusieurs espèces vivent isolées, parfois préservées des agressions de la civilisation, constituent un terrain idéal pour le chercheur qu'est Dansereau.

Dès les années 1940, Pierre Dansereau effectue de nombreux séjours à l'étranger, des travaux de terrain au Brésil, en Nouvelle-Zélande, en Australie, à la terre de Baffin, où il étudie notamment l'écologie insulaire. À l'époque, il dirige le Service de biogéographie de la province de Québec, puis devient professeur à la Faculté des sciences de l'Université de Montréal, où il est le premier à enseigner l'écologie.

Avant d'amorcer l'étude de l'écologie humaine et l'aménagement du territoire, dans les années 1960, Pierre Dansereau innove en réalisant une cartographie de la végétation du monde à petite échelle. Puis il entame des études phytosociologiques sur les érablières du Québec, la végétation du Brésil, de la Nouvelle-Zélande. Il commence à marier diverses disciplines (botanique, géographie, sociologie...), à rapprocher les sciences naturelles des sciences humaines.

L'écologie insulaire

• D'importants progrès dans le domaine de l'écologie sont attribuables à l'étude des îles, qui sont parfois de véritables musées de la faune et de la flore. Que l'on pense seulement aux observations du naturaliste Charles Darwin (1809-1882) aux îles Galápagos, à la source de sa théorie de l'évolution biologique des espèces.

• En 1981, Pierre Dansereau écrit, à propos de ses premières armes en botanique lors de ses vacances d'adolescent en Gaspésie : « Je suis né sur une île : Montréal. D'autres îles ont joué un rôle important dans ma vie : les Canaries, la Nouvelle-Zélande, Baffin, Puerto Rico, Hawaii. Mais ma première île, celle où j'ai vraiment les deux pieds dans la boue, la tête accrochée dans les nuages et les mains pleines de fleurs, c'est l'île Bonaventure. »

• En 1971, Pierre Dansereau confie au journaliste scientifique Yanick Villedieu : « Avec cette nouvelle synthèse à laquelle je contribue en tant qu'écologiste, avec l'émergement de cette science nouvelle qu'est l'écologie, le lien s'établit : les « scientifiques » et les « littéraires » posent la même question fondamentale, celle de la place de l'homme dans la nature. (...) Claude Bernard et Darwin ne pèsent pas nécessairement plus que Balzac. »

L'écologie insulaire

Média : Radio

Émission : Connaissance d'aujourd'hui

Date de diffusion : 30 mai 1970

Invité(s) : Pierre Dansereau

Ressource(s) : Pierre Couillard

Durée : 24 min 48 s

Dernière modification :
1er juin 2006


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