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Accueil · Environnement · Catastrophes naturelles · Rivière Rouge : crues dévastatrices au Manitoba

Période : 1950 - 1997

Rivière Rouge : crues dévastatrices au Manitoba

La Rouge est une rivière imprévisible. Reconnue pour ses crues dévastatrices, comme celle de 1997, elle force l'innovation technologique et la solidarité d'un océan à l'autre.

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Dompter la rivière Rouge

Date de diffusion : 7 mai 1979

En ce printemps 1979, comme le constate la journaliste Paule Doré déjà sur le terrain (pour ne pas dire sur l'eau!), les Manitobains appréhendent une inondation aussi importante que celle de 1950. Par mesure préventive, on évacue hommes, femmes, enfants et... bétail. Les divers moyens de régulation des eaux sont encore insuffisants et ne sont pas tous infaillibles. L'inondation de 1997 en témoignera. Mais pour l'heure, ils réduisent les dommages qui ne s'élèveront qu'à 61 millions de dollars.

L'édification de digues, temporaires ou permanentes, permet de protéger certaines agglomérations et propriétés. Mais surtout, trois installations aménagées dès les années 1960 sur et aux abords de la rivière Rouge et de son affluent, l'Assiniboine, limitent depuis les dégâts causés par les crues printanières. Leur construction fait suite aux résultats d'une étude commandée en 1958 par une commission royale d'enquête sur le coût des inondations. La plus importante de ces réalisations est le canal de dérivation de la rivière Rouge.

En 1962, le premier ministre du Manitoba, Dufferin Roblin, décide de faire construire un canal de dérivation capable de régulariser les crues et de protéger Winnipeg. Les travaux, deuxièmes en importance après ceux du canal de Panama, se terminent en 1968. Appelé Duff's Ditch par ses détracteurs, littéralement « fossé de Duff », le canal coûte 63 millions. Chef-d'œuvre d'ingénierie pourtant d'une étonnante simplicité, il permet de séparer le cours de la Rouge en deux lorsque le niveau des crues dépasse de cinq mètres le niveau normal d'été.

Dompter la rivière Rouge

• Depuis l'inondation de 1966, des digues permanentes ont été aménagées autour de neuf localités, en fonction du niveau des crues de 1950. Elles ont été rehaussées à la suite des inondations de 1979 et de 1997.

• La construction du canal de dérivation, coûteuse, se révèle vite rentable. Entre 1968 et 1997, le canal est utilisé à 17 reprises, protégeant autant de fois la ville de Winnipeg.
• Le barrage de Shellmouth et le canal de dérivation Portage sur la rivière Assiniboine constituent les deux autres projets majeurs réalisés dès les années 1960. On estime que l'absence de ces trois mesures permanentes auraient entraîné des dommages supplémentaires de 3 milliards de dollars.

• Long de 48 kilomètres, le canal de dérivation se situe sur la rive est de la rivière Rouge. Il a une profondeur moyenne de 9 mètres et une largeur à la surface variant de 213 à 305 mètres.

• Plus de 76 millions de mètres cubes de terre ont été retirés lors de la réalisation du canal, soit 30 % de plus que lors de la construction de la voie maritime du Saint-Laurent. Avec cette terre, on a formé des remblais d'une hauteur de six mètres afin d'empêcher les glaces d'obstruer le canal.

Dompter la rivière Rouge

Média : Télévision

Émission : Ce soir

Date de diffusion : 7 mai 1979

Ressource(s) : Paule Doré

Durée : 6 min 56 s

Dernière modification :
5 mars 2008


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