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Commission royale sur le désastre marin

Date de diffusion : 13 septembre 1985

Présidée par le juge en chef de la Cour suprême de Terre-Neuve, T. Alexander Hickman, la Commission royale a enquêté sur les causes de la disparition de la plate-forme et a formulé des recommandations pour améliorer la sécurité sur les plates-formes de l'est du Canada.

Les enquêteurs ont étudié les raisons expliquant que l'Ocean Ranger ait été la seule des trois plates-formes d'Hibernia à couler lors de la tempête.

Au cours de ses travaux, la commission réalise, au moyen d'un sous-marin, un examen de l'Ocean Ranger afin de recueillir des preuves pouvant expliquer les causes du naufrage. Des hublots et le tableau de contrôle des ballasts récupérés lors des missions de plongées sont analysés. La Commission effectue des essais sur des modèles réduits.

À partir des analyses et de la reconstitution de la tragédie, les enquêteurs ont supposé que les causes du naufrage pouvaient être l'erreur humaine, les vagues meurtrières et la défaillance de mécanismes d'équilibre de la plate-forme.

Dans un deuxième rapport, rendu public en juillet 1985, la Commission royale recommande la révision complète des lois touchant le forage en mer, des mesures de sécurité et d'urgence, des recherches, ainsi que des prévisions de température et des conditions des bancs de glace.

Elle recommande un organisme qui s'occuperait de la recherche et du sauvetage et un autre qui superviserait les opérations de forage.

Certains des organismes recommandés par la Commission ont vu le jour, parmi lesquels le Secrétariat de recherche et de sauvetage ainsi que les offices régionaux qui assurent la gestion de l'exploitation du gaz ou des ressources pétrolières sur les côtes atlantiques.

Ces offices sont responsables de la sécurité des conditions de travail et de la protection de l'environnement. Ils collectent et distribuent au grand public et aux gouvernements de l'information liée à l'industrie pétrolière.

Commission royale sur le désastre marin

• L'Ocean Ranger étant enregistrée aux États-Unis, l'American Bureau of Shipping a également mené une enquête sur le désastre. Cette organisation fournit de l'aide technique, établit et administre les standards pour le développement, la construction, l'opération et la maintenance de ce qui est lié à la navigation maritime (navires, plates-formes de forage, pétroliers, etc..).

• La commission d'enquête américaine note un matériel de sauvetage inadéquat sur l'Ocean Ranger comme sur ses canots de sauvetage. Elle émet une trentaine de recommandations, parmi lesquelles l'amélioration des standards de sécurité, tant par les compagnies propriétaires que par les compagnies locataires de plates-formes de forage.

• Pour cette commission d'enquête, la tragédie a aussi été causée par l'incompétence de l'équipage. Le propriétaire de la firme ODECO, de Nouvelle-Orléans, est blâmé pour ne pas avoir formé un personnel qualifié au fonctionnement du système de ballasts.

• La Commission royale a tenu 89 jours d'audiences publiques entre le 25 octobre 1982 et le 22 mars 1984. Pendant 17 mois, 102 témoins se succèdent, 321 articles de preuve sont étudiés et 14281 pages rédigées. Des données techniques très complexes ont dû être explicitées lors de ces audiences.

Commission royale sur le désastre marin

Média : Radio

Émission : Présent édition nationale

Date de diffusion : 13 septembre 1985

Ressource(s) : Jean Dussault, Louis Martin

Durée : 2 min 56 s

Dernière modification :
5 mars 2008


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